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August 27, 2013

Libertäre Presse

Neues von Shawn P. Wilbur:
Als Nachfolger der hier, hier und hier beworbenen 'Zines LeftLiberty und The Mutualist hat der Betreiber von Corvus Editions die ersten beiden Ausgaben des Magazins Contr'Un veröffentlicht, die erste mit dem Titel "Toward an ungovernable anarchism", die zweite zum Thema "Self-governement and the citizen-state" und dem Untertitel "Explorations in Proudhonian Sociology" (mit noch mehr Proudhon). 

Januar 15, 2013

204 Jahre Pierre-Joseph Proudhon

Impôt et Rente.
On n’a rien laissé à dire sur l’impôt ; toutes les combinaisons dont il est susceptible ont été essayées, proposées, discutées ; et, quoi qu’on ait fait et qu’on ait dit, il est resté comme une énigme insoluble, où l’arbitraire, la contradiction et l’iniquité se croisent sans fin.
L’impôt foncier agit sur l’agriculture comme le jeûne sur le sein d’une nourrice : c’est l’amaigrissement du nourrisson. Le gouvernement en est convaincu, mais, dit-il, il faut que je vive !
L’impôt des portes et fenêtres est une taxe sur le soleil et l’air, que nous payons en affections pulmonaires, scrofules, autant qu’avec notre argent. Le fisc n’en doute pas, mais, répète-t-il toujours, il faut que je vive !
L’impôt des patentes est un empêchement au travail, un gage donné au monopole.
L’impôt du sel un obstacle à l’élève du bétail, une interdiction de la salubrité.
L’impôt sur les vins, la viande, le sucre et tous les objets de consommation, en élevant arbitrairement le prix des choses, arrête la vente, restreint la consommation, pousse à la falsification, est une cause permanente de disette et d’empoisonnement.
L’impôt sur les successions, renouvelé de la main-morte, est une spoliation de la famille, d’autant plus odieuse que dans la majorité des cas la famille privée de son chef, d’un membre utile, voit sa puissance diminuer, et tombe dans l’inertie et l’indigence.
L’impôt sur le capital, qui a la prétention de simplifier tout en généralisant tout, ne fait que généraliser les vices de tous les autres impôts réunis ; c’est une diminution du capital. La belle idée !…
Pas d’impôt dont on ne puisse dire qu’il est un empêchement à la production, un empêchement à l’impôt ! Et comme l’inégalité la plus criante est inséparable de toute fiscalité, pas d’impôt dont on ne puisse dire encore qu’il est un auxiliaire du parasitisme contre le travail et la Justice. Le pouvoir sait toutes ces choses, mais il n’y peut que faire, et il faut qu’il vive !
Le peuple, toujours dupe de son imagination, est favorable à l’impôt somptuaire. Il applaudit aussi à l’impôt progressif, qui lui semble devoir rejeter sur la classe riche le fardeau qui écrase le peuple.
Je ne connais pas de spectacle plus affligeant que celui d’une plèbe menée par ses instincts.
Quoi ! vous voulez qu’on dégrève les patentes, les loyers, le taux de l’intérêt, les taxes de douane, les droits de circulation et d’entrée, toutes réformes qui naturellement permettraient de produire en plus grande quantité les objets dits de luxe, et, cela fait, vous demandez qu’on rançonne ceux qui les achètent ! Savez-vous qui payera l’impôt de luxe ? L’ouvrier de luxe ; cela est de nécessité mathématique et commerciale.
Vous voulez qu’on impose la richesse à mesure qu’elle se forme, ce qui signifie que vous défendez à quiconque de s’enrichir, à peine de confiscation progressive. Franchise au pain d’avoine, taxe sur le pain de froment : quelle perspective encourageante ! quelle économie !
On parle beaucoup d’un impôt sur les valeurs mobilières. En matière d’impôt, il est difficile d’imaginer rien de plus agréable au peuple, qui généralement ne touche pas de dividendes. Le principe conduirait à imposer le revenu des cautionnements, l’intérêt de la dette consolidée et de la dette flottante, les pensionnaires de l’État, ce qui équivaudrait à une réduction générale des rentes et traitements. Mais ne craignez pas que le fisc procède avec cette généralité, ni qu’il fasse grand mal aux capitalistes que la mesure doit atteindre. Réduire, par l’impôt, le capital à la portion congrue, après l’avoir appelé dans la commandite et l’emprunt par l’appât d’un fort bénéfice, serait une contradiction choquante, qui perdrait le crédit de l’État et des compagnies et disloquerait la système.
Il y a des riches, soi-disant amis du peuple, qui trouvent ces inventions superbes : hypocrites, qui savent à fond comment on leurre la multitude, et qui dans la conscience de leur iniquité jugent prudent de faire eux-mêmes à la misère populaire la part du feu !
La balance des produits et des besoins, de la circulation et de l’escompte, du crédit et de l’intérêt, de la commandite, du droit d’invention et du risque d’entreprise, est-elle faite ? Si oui, vous n’avez plus rien à demander à l’industrie et au commerce, rien à leurs actionnaires, rien à l’anonyme. Si non, il faut la faire : jusque là votre projet d’impôt ne peut servir qu’à sauvegarder le parasitisme, en ayant l’air de le frapper : c’est une jonglerie.
Je disais à un de ces habiles :
Il existe, en dehors de la série fiscale, une matière imposable, la plus imposable de toutes, et qui ne l’a jamais été ; dont la taxation, poussée jusqu’à l’absorption intégrale de la matière, ne saurait jamais préjudicier en rien ni au travail, ni à l’agriculture, ni à l’industrie, ni au commerce, ni au crédit, ni au capital, ni à la consommation, ni à la richesse ; qui, sans grever le peuple, n’empêcherait personne de vivre selon ses facultés, dans l’aisance, voire le luxe, et de jouir intégralement du produit de son talent et de sa science ; un impôt qui de plus serait l’expression de l’égalité même.
— Indiquez cette matière : vous aurez bien mérité de l’humanité.
— La rente foncière.
Allons, faux philanthrope, laissez-là votre impôt somptuaire, votre impôt progressif, et toutes vos adulations à la multitude envieuse ; imposez la rente de tout ce dont vous voudriez dégrever les autres impôts : personne n’en ressentira de gêne. L’agriculture demeurera prospère ; le commerce n’éprouvera jamais d’entraves : l’industrie sera au comble de la richesse et de la gloire. Plus de privilégiés, plus de pauvres : tous les hommes égaux devant le fisc comme devant la loi économique… (...)
(aus De la Justice dans la Révolution et dans l'Eglise, erster Band, Teil 3, Kapitel VI, Abschnitt XXXIII, Paris, 1858, S.313-316).

Juni 10, 2012

Februar 29, 2012

Fundstück

Einen fantastischen Text hat Shawn Wilbur vor kurzem ausgegraben und auf englisch übersetzt: eine Satire aus der französischen Zeitschrift La Mode vom 5. Januar 1850, in dem Proudhons Kämpfe gegen seine Parteifreunde (gemäß dem Diktum Feind, Erzfeind...). Der Begriff Partei ist zu der Zeit vergleichsweise vage gefasst, gemeint sind die démocrates-socialistes Considérant, Leroux und Louis Blanc. Alle benutzten Zitate basieren im großen und ganzen auf Polemiken der vier Autoren.

Eine Kostprobe:
[Blanc über Proudhon]: "You are a gladiator by profession, a flesh-ripper renowned among the people, a panegyrist of tyrants (redoubling the volubility of his language); a juggler, a tender of limes, a sower of doubts (he nearly chokes in rage); a prompter of discord, a snuffer of light, a calumniator of the people (he lets his buttered bread fall); a race of Thrasymachus, a race of Lysander, a race of Tallien (he stamps on his bread); a sophist, a Philippist, a Hellenist, a Galimafron, a giant, a proud, vain, rude, brutal idolater of yourself, a Satan, a schoolboy, a Herostratus, an enragé, and finally a free student of the College of Besançon."

Den ganzen Text findet man hier: http://libertarian-labyrinth.blogspot.com/2012/02/feuding-brothers-1850.html

Februar 16, 2012

164 Jahre Octave Mirbeau

 
Vorwort zu La société mourante et l'anarchie von Jean Grave (1893):

J'ai un ami qui met une bonne volonté, vraiment touchante, à comprendre les choses. Tout naturellement, il aspire à ce qui est simple, grand et beau. Mais son éducation, encrassée de préjugés et de mensonges, inhérents à toute éducation, dite supérieure, l'arrête, presque toujours, dans ses élans vers la délivrance spirituelle. Il voudrait s'affranchir complètement des idées traditionnelles, des séculaires routines où son esprit s'englue, malgré lui, et ne le peut. Souvent, il vient me voir et nous causons longuement. Les doctrines anarchiques, si calomniées des uns, si mal connues des autres, le préoccupent ; et son honnêteté est grande, sinon à les accepter toutes, du moins à les concevoir. Il ne croit pas, ainsi que le croient beaucoup de gens de son milieu, qu'elles consistent uniquement à faire sauter des maisons. Il y entrevoit, au contraire, dans un brouillard qui se dissipera, peut-être, des formes harmoniques et des beautés ; et il s'y intéresse comme à une chose qu'on aimerait, une chose un peu terrible encore et qu'on redoute parce qu'on ne la comprend pas bien.
Mon ami a lu les admirables livres de Kropotkine, les éloquentes, ferventes et savantes protestations d'Élisée Reclus, contre l'impiété des gouvernements et des sociétés basées sur le crime. De Bakounine, il connaît ce que les journaux anarchistes, ça et là, en ont publié. Il a travaillé l'inégal Proudhon et l'aristocratique Spencer. Enfin, récemment, les déclarations d'Etiévant l'ont ému. Tout cela l'emporte, un moment, vers les hauteurs où l'intelligence se purifie. Mais de ces brèves excursions à travers l'idéal il revient plus troublé que jamais. Mille obstacles, purement subjectifs, l'arrêtent ; il se perd en une infinité de si, de cas, de mais, inextricable forêt, dont il me demande parfois, de le tirer.
Comme hier encore il me confiait le tourment de son âme, je lui dis :
— Grave, dont vous connaissez le judicieux et mâle esprit, va publier un livre : La Société mourante et l'anarchie. Ce livre est un chef-d'œuvre de logique. Il est plein de lumière. Ce livre n'est point le cri du sectaire aveugle et borné ; ce n'est point, non plus, le coup de tam-tam du propagandiste ambitieux ; c'est l'œuvre pesée, pensée, raisonnée, d'un passionné, il est vrai, d'un «qui a la foi», mais qui sait, compare, discute, analyse, et qui, avec une singulière clairvoyance de critique, évolue parmi les faits de l'histoire sociale, les leçons de la science, les problèmes de la philosophie pour aboutir aux conclusions infrangibles que vous savez et dont vous ne pouvez nier ni la grandeur, ni la justice.
Mon ami m'interrompit vivement :
— Je ne nie rien... Je comprends, en effet, que Grave, dont j'ai suivi à la Révolte, les ardentes campagnes, rêve la suppression de l'État, par exemple. Moi qui n'ai pas toutes ses hardiesses, je la rêve aussi. L'État pèse sur l'individu d'un poids chaque jour plus écrasant, plus intolérable. De l'homme qu'il énerve, et qu'il abrutit, il ne fait qu'un paquet de chair à impôts. Sa seule mission est de vivre de lui, comme un pou vit de la bête sur laquelle il a posé ses suçoirs. L'État prend à l'homme son argent, misérablement gagné dans ce bagne : le travail; il lui filoute sa liberté à toute minute entravée par les lois ; dès sa naissance, il tue ses facultés individuelles, administrativement, ou il les fausse, ce qui revient au même. Assassin et voleur, oui, j'ai cette conviction que l'État est bien ce double criminel. Dès que l'homme marche, l'État lui casse les jambes ; dès qu'il tend les bras, l'État les lui rompt ; dès qu'il ose penser, l'État lui prend le crâne, et il lui dit : «Marche, prends, et pense.»
— Eh bien ? fis-je.
Mon ami continua:
— L'anarchie, au contraire, est la reconquête de l'individu, c'est la liberté du développement de l'individu, dans un sens normal et harmonique. On peut la définir d'un mot : utilisation spontanée de toutes les énergies humaines, criminellement gaspillées par l'État ! Je sais cela... et je comprends pourquoi toute une jeunesse artiste et pensante, — l'élite contemporaine — regarde impatiemment se lever cette aube attendue, où elle entrevoit, non seulement, un idéal de justice, mais un idéal de beauté.
— Eh bien ? fis-je de nouveau.
— Eh bien, une chose m'inquiète et me trouble, le côté terroriste de l'anarchie. Je répugne aux moyens violents ; j'ai horreur du sang et de la mort, et je voudrais que l'anarchie attendît son triomphe de la justice seule de l'avenir.
— Croyez-vous donc, répliquai-je, que les anarchistes soient des buveurs de sang ? Ne sentez-vous pas, au contraire, toute l'immense tendresse, tout l'immense amour de la vie, par qui le cœur d'un Kropotkine est gonflé. Hélas ! ce sont là des tristesses inséparables de toutes les luttes humaines, et contre lesquelles on ne peut rien... Et puis !... voulez-vous que je vous fasse une comparaison classique ?... La terre est desséchée ; toutes les petites plantes, toutes les petites fleurs sont brûlées par un ardent, par un persistant soleil de mort ; elles s'étiolent, se penchent, elles vont mourir... Mais voici qu'un nuage noircit l'horizon, il s'avance et couvre le ciel embrasé. La foudre éclate, et l'eau ruisselle sur la terre ébranlée. Qu'importe que la foudre ait brisé, ça et là, un chêne trop grand, si les petites plantes qui allaient mourir, les petites plantes abreuvées et rafraîchies, redressent leur tige, et remontent leurs fleurs dans l'air redevenu calme ?... Il ne faut pas trop, voyez-vous, s'émouvoir de la mort des chênes voraces... Lisez le livre de Grave... Grave a dit, à ce propos, des choses excellentes. Et si, après avoir lu ce livre, où tant d'idées sont remuées et éclaircies, si après l'avoir pensé, comme il convient à une œuvre de cette envergure intellectuelle, vous ne pouvez parvenir à vous faire une opinion stable et tranquille, mieux vaudra, je vous en avertis, renoncer à devenir l'anarchiste que vous pouvez être, et rester le bon bourgeois, l'impénitent et indécrottable bourgeois, le bourgeois «malgré lui», que vous êtes, peut-être...
OCTAVE MIRBEAU

Januar 15, 2012

203 Jahre Pierre-Joseph Proudhon


Ein Beitrag Proudhons aus dem Jahre 1846 zur "socialist calculation debate":
"La concurrence est nécessaire à la constitution de la valeur, c'est-à-dire au principe même de la répartition, et par conséquent à l'avénement de l'égalité. Tant qu'un produit n'est donné que par un seul et unique fabricant, la valeur réelle de ce produit reste un mystère, soit dissimulation de la part du producteur, soit incurie ou incapacité à faire descendre le prix de revient à son extrême limite. Ainsi, le privilége de la production est une perte réelle pour la société; et la publicité de l' industrie comme la concurrence des travailleurs un besoin. Toutes les utopies imaginées et imaginables ne peuvent se soustraire à cette loi. 
Certes, je n' ai garde de nier que le travail et le salaire ne puissent et ne doivent être garantis ; j'ai même l'espoir que l'époque de cette garantie n' est pas éloignée : mais je soutiens que la garantie du salaire est impossible sans la connaissance exacte de la valeur, et que cette valeur ne peut être découverte que par la concurrence, nullement par des institutions communistes ou par un décret du peuple. Car il y a quelque chose de plus puissant ici que la volonté du législateur et des citoyens : c'est l'impossibilité absolue pour l'homme de remplir son devoir dès qu' il se trouve déchargé de toute responsabilité envers lui-même : or, la responsabilité envers soi, en matière de travail, implique nécessairement, vis-à-vis des autres, concurrence. Ordonnez qu'à partir du Ier janvier 1847, le travail et le salaire sont garantis à tout le monde : aussitôt une immense relâche va succéder à la tension ardente de l'industrie ; la valeur réelle tombera rapidement au-dessous de la valeur nominale ; la monnaie métallique, malgré son effigie et son timbre, éprouvera le sort des assignats ; le commerçant demandera plus pour livrer moins ; et nous nous retrouverons un cercle plus bas dans l'enfer de misère dont la concurrence n' est encore que le troisième tour. 
Quand j'admettrais, avec quelques socialistes, que l'attrait du travail puisse un jour servir d'aliment à l'émulation, sans arrière-pensée de profit, de quelle utilité pourrait être, dans la phase que nous étudions, cette utopie ? Nous ne sommes encore qu'à la troisième époque de l'évolution économique, au troisième âge de la constitution du travail, c'est-à-dire dans une période où il est impossible que le travail soit attrayant. Car l'attrait du travail ne peut être l'effet que d'un haut développement physique, moral et intellectuel du travailleur. Or, ce développement lui-même, cette éducation de l'humanité par l'industrie, est précisément l'objet que nous poursuivons à travers les contradictions de l'économie sociale. Comment donc l'attrait au travail pourrait-il nous servir de principe et de levier, alors qu'il est encore pour nous le but et la fin ? 
Mais, s'il est indubitable que le travail, comme manifestation la plus haute de la vie, de l'intelligence et de la liberté, porte avec soi son attrait, je nie que cet attrait puisse jamais être totalement séparé du motif d' utilité, et partant d'un retour d'égoïsme ; je nie, dis-je, le travail pour le travail, de même que je nie le style pour le style, l' amour pour l' amour, l' art pour l' art. (...)
Mais la concurrence abandonnée à elle-même et privée de la direction d'un principe supérieur et efficace, n'est qu'un mouvement vague, une oscillation sans but de la puissance industrielle, éternellement ballottée entre ces deux extrêmes également funestes : d'un côté les corporations et le patronage, auxquels nous avons vu l'atelier donner naissance, d'autre part le monopole [...]. 
Le socialisme, en protestant avec raison contre cette concurrence anarchique, n'a rien proposé encore de satisfaisant pour sa réglementation; et la preuve, c'est qu'on rencontre partout, dans les utopies qui ont vu le jour, la détermination ou socialisation de la valeur abandonnée à l'arbitraire, et toutes les réformes aboutir, tantôt à la corporation hiérarchique, tantôt au monopole de l' état, ou au despotisme de la communauté."
Pierre-Joseph Proudhon, Système des contradictions économiques ou Philosophie de la misère, vol. I, , Paris, 1850 (2. Auflage), S.194-196, 233.

September 07, 2011

Proudhon, zusammengefasst von Shea und Wilson

"Okay, okay, I think I've got most of it. Property is theft because the Illuminati land titles are arbitrary and unjust. And so are their banking charters and railroad franchises and all the other monopoly games of capitalism -"
"Of state capitalism. Not of true laissez-faire."
"Wait. Property is impossible because the world is a verb, a burning house as Buddha said. All things are fire. My old pal Heracleitus. So property is theft and property is impossible. How do we get to property is liberty?"
"Without private property there can be no private decisions."
"So we're back where we started from?"
"No, we're one flight higher up on the spiral staircase. Look at it that way. Dialectically, as your Marxist friends say."
"But we are back at private property. After proving it's an impossible fiction."
"The Statist form of private property is an impossible fiction. Just like the Statist form of communal property is an impossible fiction. Think outside the State framework, George. Think of property in freedom."
Robert Shea/Robert Anton Wilson, The Illuminatus! Trilogy, nach der Ausgabe London 1998, S.410-411.

Mai 20, 2011

205 Jahre John Stuart Mill

Vor kurzem zitierte ich an dieser Stelle Rudolf Rocker mit der Aussage, Anarchismus sei die "Synthese von Liberalismus und Sozialismus". Da liegt es eigentlich nahe, sich auch mit dem sogenannten "ersten Sozialliberalen" zu beschäftigen, dem Utilitaristen, Vorkämpfer für Frauenrechte und Sympathisant von Arbeiterkooperativen John Stuart Mill. Selbst Bakunin hielt Mill in Ehren, etwa wenn er schreibt, Mill sei "l'un des plus estimables et des plus sincères écrivains d'Angleterre, philosophe, politique, économiste frisant le socialisme, mais ne voulant jamais y entrer" (Œuvres complètes, Band 1, Ausgabe Champ Libre, 1973, S.172). Hingegen befand Ludwig von Mises Mill sei der "Urheber der gedankenlosen Vermengung liberaler und sozialistischer Ideen"; heutige Radikalliberale/Libertäre sehen in Mill einen frühen Sozialdemokraten und Verfechter einer "paternalistisch-konservative[n] Idee des Wohlfahrtsstaats à la Bismarck" (siehe hier).

Dagegen kann man allerdings einwenden, dass Mills Modell von Arbeiterkooperativen innerhalb eines Systems einer (weitestgehend) freien Marktwirtschaft, wie 1848 in den Principles of political economy dargelegt, eher an Proudhon denn an Lassalle (der solche vom Staat finanziert sehen wollte) oder gar an die Bismarckschen Sozialreformen der 1880er - die ja gegen die Arbeiterbewegung gerichtet waren - erinnert. Vor zwei Jahren gab es in diesem Forum vor zwei Jahren denn auch eine Debatte ob Mill als Vorläufer der "libertarian left" einzuordnen sei. Allerdings sollte man in diesem Kontext beachten, dass Mill - der wesentlich vom Positivistenpapst Auguste Comte geprägt war, das sollte man nicht vergessen - kaum einen anderen Denker derart verabscheute als ausgerechnet Proudhon, und den utopisch-konstruktivistischen Entwürfen der Fourieristen deutlich mehr Sympathien entgegen brachte.

Zur Dokumentierung habe ich aus diesem Grund drei Stellen von Mill über (bzw. gegen) Proudhon ausgesucht; nicht zuletzt auch deswegen, weil sie unterhaltsam sind.

1. Aus einem Brief an Harriet Taylor, ca. 31. März 1849, enthalten in Band XIV der Collected works:

"(...) progress of the right kind seems to me quite safe now that Socialism has become inextinguishable. I heartily wish Proudhon dead however - there are few men whose state of mind, taken as a whole, inspires me with so much aversion, & all his influence seems to me mischievous except as a potent dissolvent which is good so far, but every single thing which he would substitute seems to me the worst possible in practice & mostly in principle. I have been reading another volume of Considérant lately published - he has got into the details of Fourierism, with many large extracts from Fourier himself. It was perhaps necessary to enter into details in order to make the thing look practicable, but many of the details are, & all appear, passablement ridicules. As to their system, & general mode of thought there is a great question at the root of it which must be settled before one can get a step further. Admitting the omnipotence of education, is not the very pivot & turning point of that education a moral sense - a feeling of duty, or conscience, or principle, or whatever name one gives it - a feeling that one ought to do, & to wish for, what is for the greatest good of all concerned. Now Fourier, & all his followers, leave this out entirely, & rely wholly on such an arrangement of social circumstances as without any inculcation of duty or of 'ought', will make every one, by the spontaneous action of the passions, intensely zealous for all the interests of the whole. Nobody is ever to be made to do anything but act just as they like, but it is calculated that they will always, in a phalanstere, like what is best. This of course leads to the freest notions about personal relations of all sorts, but is it, in other respects, a foundation on which people would be able to live & act together. Owen keeps in generals & only says that education can make everybody perfect, but the Fourierists attempt to shew how, & exclude, as it seems to me, one of the most indispensable ingredients."

2. Aus einem Brief an Henry Samuel Chapman, 28. Mai 1849, ebenfalls Band XIV:

"The election [die Präsidentschaftswahl 1848 in Frankreich, die Louis-Napoléon Bonaparte zum Präsidenten kürte] was carried by the vast mass of the peasantry, & it is one of the most striking instances in history of the power of a name—though no doubt dislike of the republic helped the effect, the peasantry being too ignorant to care much about forms of government & being irritated by the temporary increase of taxation which the revolution rendered necessary & terrified by the anti-property doctrines of Proudhon & the Socialists - I may say of Proudhon only, for the Socialists, even the Communists, do not propose to take away any property from any one, any more than Owen does. (...) There will probably be no outbreak like that of June21 (unless to repel some attempt at a coup d’état) for the democrats & even the socialists will now think they have a better chance of gaining their objects by the peaceable influence of discussion on the minds of the electors - but what turn things will take it is hard to say, the French people being divided into two violent parties, the furious friends of 'order' & the Socialists, who have generally very wild & silly notions & little that one can sympathize with except the spirit & feelings which actuate them. The party who attempt to mediate between these two extremes as the Provisional Government strove to do, is weak, & is disliked by both parties, though there are some signs that all sections of republicans intend to pull together now that they are all in opposition. The chance for France & Europe entirely depends now on the respite which has been obtained & on the possibility of the maturing by this middle party, of rational principles on which to construct an order of society which, retaining the institution of private property (but facilitating all possible experiments for dispensing with it by means of association) shall studiously hurl all inequalities out necessarily inherent in that institution. As an example I may mention the grand idea of the Provisional Government, that of making all education, even professional, gratuitous, which as they proposed it, is liable to the grave objection of throwing all education virtually into the hands of the government, but means might I think be found to purge the scheme of this most serious fault. A great source of hope for France lies in the fact that the most powerful & active section of the Socialists are the Fourierists headed by Considérant, who are much the most sensible & enlightened both in the destructive, & in the constructive parts of their system, & are eminently pacific. On the other hand there is the great danger of having a firebrand like Proudhon, the most mischievous man in Europe, & who has nothing whatever of all that I like & respect in the Socialists to whom he in no way belongs."

3. Aus einem Brief an Dr.Emile Honoré Cazelles, 30. Mai 1869, Band XVII:

"D’un autre côté tout en traitant Proudhon avec une juste sévérité vous me semblez lui avoir fait la part trop belle en disant qu’il a rendu de grands services à la course du progrès. Je puis me tromper, mais il m’a toujours semblé que Proudhon a été très nuisible à la cause du progrès. D’abord personne n’a tant fait pour provoquer la réaction de la peur, qui a eu et qui a encore des effets si funestes. Ensuite je ne vois dans ses écrits rien de foncièrement juste et progressif. Ce qu’il y a chez lui de plus puissant c’est sa dialectique subversive, mais c’est une dialectique d’un mauvais aller; une vraie sophistique, car elle s’attaque au bien comme au mal, et au lieu de se contenter de dire ce qui peut se dire avec vérité contre la meilleure cause, elle entasse contre chaque côté de la question pêle-mêle avec les bonnes raisons, tous les sophismes et même les calomnies qu’on a jamais débités de part et d’autre. Cela brouille les esprits et fausse les idées, tandis que la bonne dialectique les éclairait."

Januar 15, 2011

202 Jahre Pierre-Joseph Proudhon


Der Werkfundus des sogenannten "Vaters der Anarchie" ist so reichhaltig und vielfältig, dass sich die Auswahl eines Textes sich auch dieses Jahr recht schwierig gestaltet hat. Letztlich habe ich mich einen Auszug der Kritik des Steuerwesens aus dem Système des contradictions économiques entschieden, der eigentlich gerade das Argument wiedergibt, was Marx im Elend der Philosophie Proudhon entgegen hält (Proudhon wolle "die Bourgeois durch die Steuern zu vernichten, während gerade die Steuern den Zweck haben, den Bourgeois die Mittel zu verschaffen, sich als herrschende Klasse zu behaupten").

"En deux mots, le but pratique et avoué de l'impôt est d'exercer sur les riches, au profit du peuple, une reprise proportionnelle au capital.
Or, l'analyse et les faits démontrent :
Que l'impôt de répartition, l'impôt du monopole, au lieu d'être payé par ceux qui possè­dent, l'est presque tout entier par ceux qui ne possèdent pas;
Que l'impôt de quotité, séparant le producteur du consommateur, frappe uniquement sur ce dernier, ce qui ne laisse au capitaliste que la part qu'il aurait à payer, si les fortunes étaient absolument égales ;
Enfin que l'armée, les tribunaux, la police, les écoles, les hôpitaux, hospices, maisons de refuge et de correction, les emplois publics, la religion elle-même, tout ce que la société crée pour la défense, l'émancipation et le soulagement du prolétaire, payé d'abord et entretenu par le prolétaire, est dirigé ensuite contre le prolétaire ou perdu pour lui ; en sorte que le prolé­tariat, qui d'abord ne travaillait que pour la caste qui le dévore, celle des capitalistes, doit travailler encore pour la caste qui le flagelle, celle des improductifs.
Ces faits sont désormais si connus, et les économistes, je leur dois cette justice, les ont exposés avec une telle évidence, que je m'abstiendrai de reprendre en sous-oeuvre leurs démonstrations; qui du reste, ne trouvent plus de contradicteurs. Ce que je me propose de mettre en lumière, c'est que la condition faite au travailleur par cette nouvelle phase de l'économie sociale n'est susceptible d'aucune amélioration ; que, hormis le cas où l'organisation industrielle, et par suite la réforme politique, amènerait l'égalité des fortunes, le mal est inhérent aux institutions de police comme la pensée de charité qui leur a donné naissance; enfin que l'ÉTAT, quelque forme qu'il affecte, aristocra­tique ou théocratique, monarchique ou répu­blicaine, aussi longtemps qu'il ne sera pas devenu l'organe obéissant et soumis d'une société d'égaux, sera pour le peuple un inévitable enfer, j'ai presque dit une damnation légitime. 
(...)
D'après la théorie que nous venons de voir, l'impôt est la réaction de la société contre le monopole. Les opinions à cet égard sont unanimes : peuple et législateur, économistes, jour­na­listes et vaudevillistes, traduisant, chacun dans sa langue, la pensée sociale, publient à l'envi que l'impôt doit tomber sur les riches, frapper le superflu et les objets de luxe, et laisser francs ceux de première nécessité. Bref, on fait de l'impôt une sorte de privilège pour les privilégiés; pensée mauvaise, puisque c'était par le fait reconnaître la légitimité du privilège, qui, dans aucun cas, et sous quelque forme qu'il se montre, ne vaut rien. Le peuple devait être puni de cette inconséquence égoïste : la Providence n'a pas manqué à sa mission.
(...)
Essayons toutefois de retourner la progression de l'impôt, et de faire qu'au lieu du travailleur, c'est le capitaliste, qui doit payer plus (...). En effet, si l'impôt frappe sur le capital exploitable, la totalité de cet impôt est comptée parmi les frais de production, et alors de deux choses l'une: ou le produit, malgré l'augmentation  de la valeur vénale, sera acheté par le consommateur, et par conséquent le producteur sera déchargé de la taxe; ou bien ce même produit sera trouvé trop cher, et dans ce cas l'impôt, comme l'a très bien dit J.-B. Say, agit à la façon d'une dîme qui serait mise sur les semences, il empêche la production. 
(...)
L'impôt, dont le but final, ainsi que nous l'avons fait voir, est la rétribution des impro­ductifs, mais dont la pensée originaire fut une restauration du travailleur, l'impôt, sous le régime du monopole, se réduit donc à une pure et simple protestation, à une sorte d'acte extra-judiciaire dont tout l'effet est d'aggraver la position du salarié, en troublant le mono­poleur dans sa possession."
Système des contradictions économiques ou Philosophie de la misère, Band 1, Paris, 1846, S.296-297, 306-307, 312. 

August 12, 2010

90 Jahre Bernard Voyenne

Nach Volins Synthese gestern, begehe ich heute den Geburtstag von Bernard Voyenne, dem  Historiker des Föderalismus, Proudhonianer und Weggefährten Camus', der heute 90 geworden wäre (Voyenne ist am 22.12.2003 verstorben), folgerichtig mit Voyennes Kritik an der Synthese (nicht nur der anarchistischen):

"Il convient ici de se souvenir de la si juste notation de Sainte-Beuve, selon laquelle Proudhon - plutôt que de s'épuiser à percer les arcanes de la dialectique hégélienne - aurait dû se tourner d'emblée vers Pascal, dont il était plus proche encore qu'il ne le croyait. Conseil qui avait été suivi (sans que l'étude inachevée du subtil critique en fasse état) dès la deuxième édition de la Justice (1860), où il dit très précisément:
'A l'exemple [de Hegel], j'avais adopté l'idée que l'antinomie devait se résoudre en un terme supérieur, la synthèse, distinct des deux premiers, la thèse et l'antithèse: erreur de logique autant que d'expérience, dont je suis aujourd'hui revenu. L'ANTINOMIE NE SE RESOUT PAS: là est le vice fondamental de toute la philosophie hégélienne. Les deux termes dont elle se composent SE BALANCENT, soit entre eux, soit avec d'autres termes antinomiques...'
Et, dans une note finale, il recourt à une comparaison très éclairante pour notre propos: 'Les termes antinomiques ne se résolvent pas plus que les pôles opposés d'une pile électrique ne se détruisent (...); ils ne sont pas seulement indestructibles, ils sont la cause génératrice du mouvement, de la vie, du progrès; le problème consiste à trouver, non leur fusion, qui serait la mort, mais leur équilibre, sans cesse instable, variable selon les développements mêmes des sociétés.' Dès lors sa pensée ne changera plus.

Comme Miguel de Unamuno (1) l'a remarqué avec profondeur, la logique de Pascal 'n'était pas une dialectique mais une polémique; il ne cherchait pas une synthèse entre la thèse et l'antithèse: il restait comme Proudhon, un autre pascalien à sa manière, dans la contradiction.' Inspiré par la vision augustinienne du pôle positif des hérésies, ce contrepoison au fanatisme religieux est transposable à tous les domaines. La vérité, telle que les hommes  peuvent espérer la rejoindre, est comparable à une empreinte qui doit se passer du relief au creux, et inversement, pour être fidèle à l'original. Ou encore ces Janus à double visage, que l'art moderne a créés pour représenter la totalité du réel. Ces métaphores statiques sont néanmoins insuffisantes pour rendre compte du mouvement qui, allant de la question à la réponse et de l'affirmation à la contre-affirmation, gravit une spirale ascendante jamais arrêtée, ni jamais recommencée.
Si authentique que soit dans le désir d'objectivité (et ce n'est déjà pas fréquent) chacun de nous - engoncé dans ses préjugés, ses intérêts et ses passions grandes ou minuscules - n'a jamais que des points de vue. Isolés, ceux-ci sont hors d'état d'être efficacement communiqués et, dans le meilleur des cas, ne font qu'approcher ce que nous voulons dire. Seule la confrontation à d'autres façons de penser permet une mise en perspective, et par là un relief, capables d'approcher la complexité du réel. Comprendre, c'est englober.
Toute affirmation partielle (il ne saurait évidemment y en avoir d'autres) est par définition une erreur et aucune proposition, si juste soit-elle en apparence, ne peut être retenue même à titre provisoire si elle n'a pas été soumise à l'objection. Sed contra est, devaient impérativement ajouter les scolastiques à chaque étape de leur raisonnement, introduisant par là un interlocuteur imaginaire auquel ils devaient répondre avant d'aller plus en avant. La démarche scientifique ne procède pas autrement.
Qui se borne à monologuer 'suit son idée' et ne suit qu'elle. C'est le vertige absolutiste dont étaient atteints - pour leur malheur et surtout celui de leurs contemporains - un Néron, un Robespierre, un Staline ou un Hitler. Les formes extérieures peuvent changer, mais la prétention d'avoir raison à soi seul est identique chez tous. Ces tyrans sont devenus sourds pour n'avoir entendu que leur propre voix, paranoïaques à force de s'adorer eux-mêmes. Ivres du pouvoir qu'ils se sont attribué, domineraient-ils la terre entière ils ne seront toujours que leur clone, l'ombre hypertrophiée de leur personnage. C'est pourquoi leur appétit de puissance finit par se dégrader en incapacité d'agir.
Sans aller jusqu'à ces mannequins du néant, le bateleur politique, l'avocat s'identifiant par principe à la cause de son client, sont dangereusement exposés au vertige simplificateur qui les pousse à la suppression de l'adversaire. Y a-t-il en effet façon plus expéditive de triompher que de nier ce qui fait problème? On n'a alors fait disparaître qu'une ombre, sans se rendre compte que tout est mensonge dans ce jeu de miroirs et de dupes. Qui refuse de se battre a perdu d'avance; mais qui prétend vaincre sans avoir mené un vrai combat se dupe lui-même et n'a jamais quitté ses fantasmes."

(1) L'agonie du christianisme, trad. fr., Paris, Rieder, 1925, p.117.

Auszug aus "Pascal - Proudhon - Péguy", in Bernard Voyenne, Proudhon et Dieu. Le combat d'un anarchiste, Paris, 2004, S. 154-156.

Juni 10, 2010

191 Jahre Gustave Courbet

Selbstportrait, 1843-1845

Charles Baudelaire, 1848

Proudhon et ses enfants en 1853, 1865

Und natürlich:
L'origine du monde, 1866

Juni 08, 2010

Proudhon, geistiger Vater der Beschäftigungsinitiativen?

Im Leitartikel des heutigen tageblatt hält der Redakteur Claude Molinaro doch allen Ernstes Proudhon als "Alternative" zu Kapitalismus und Staatssozialismus hoch. Allein der erste Satz "'Eigentum ist Diebstahl' behauptete der französische Soziologe Pierre-Joseph Proudhon 1844 in seinem Werk 'Qu’est ce que la propriété?' und meinte damit den Besitz der Produktionsmittel, die zur Ausbeutung führen." strotzt allerdings schon von Fehlern (Qu'est-ce que la propriété? erschien 1840, Proudhon war kein "Soziologe" und meinte mit dem als Diebstahl bezeichneten Eigentum keineswegs den "Besitz" der Produktionsmittel, sondern sehr wohl die rechtliche Institution des Eigentums als solche). Überhaupt scheint mir das Heranziehen Proudhons als Stichwortgeber für die Luxemburger "Solidarwirtschaft" in Form von Beschäftigungsinitiativen, die insbesondere "schwer vermittelbare" Arbeitslose zu Arbeiten minderer Güte heranziehen, für die sich "ordentliche" Handwerksbetriebe zumeist zu fein sind, doch sehr fragwürdig, insbesondere da diese Initiativen nahezu zu 100% staatlich finanziert werden. Am ehesten erinnert diese staatlich unterstützte Form von Beschäftigungsinitiativen noch an das Lassallesche Modell staatlich geförderter Arbeiterkooperativen und Konsumvereine - allerdings fällt auch die bei Lassalle vorhandene Perspektive der "Anwendung und Ausdehnung" des Prinzips der "freien individuellen Assoziation der Arbeiter" auf die "fabrikmäßige Großproduktion", d.h. die Abschaffung der Trennung zwischen Unternehmer und Lohnarbeiter vermittels der Tatsache, dass "der Arbeiterstand sein eigner Unternehmer" (Ferdinand Lassalle, Reden und Schriften. Neue Gesammt-Ausgabe, 2. Band, Berlin, 1893, S.429) werden soll, in diesem Modell völlig weg.

Mutualismus scheint sich im 21. Jahrhundert auf einen staatlich subventionierten zweiten Arbeitsmarkt zu beschränken, dessen Aufgabe weit weniger daraus besteht, eine "Alternative" zum gegenwärtigen Wirtschaftsmodell zu sein, als vielmehr ein Mittel für den Staat seine Arbeitslosenstatistik zu bereinigen. Und das wird einem dann auch noch als "Traum" verkauft!

April 06, 2010

Libertäre Presse

Als Nachfolger von LeftLiberty, die es letztlich nur auf zwei Ausgaben brachte, hat Shawn P. Wilbur bzw. Corvus Editions dieser Tage die erste Ausgabe von The Mutualist. A Journal for Free Absolutes (Download) veröffentlicht. Verstand sich LeftLiberty als linkslibertäre Zeitschrift in der Tradition von Benjamin Tuckers Liberty, will sich Wilbur nunmehr verstärkt der Ausarbeitung eines zeitgenössischen "Neoproudhonismus" widmen. Die erste Nummer enthält dementsprechend auch einen Auszug aus Proudhons La guerre et la paix (1861) in englischer Übersetzung, sowie seltene Schriften von Joseph Déjacque, Maria und Thomas Varney, Dyer D. Lum, Joseph Perrot und Claude Pelletier. Eingeleitet wird das Ganze durch den ersten Teil von Wilburs Aufsatz " 'Two-Gun Mutualism' and the Golden Rule" (die beiden geladenen Pistolen sind dabei - frei nach Pierre Leroux - Individualismus und Sozialismus, zwischen denen der Mutualismus vermitteln soll).


P.S. Etwas off topic, aber es sei des Weiteren darauf verwiesen, dass die auf diesem Blog schon öfters erwähnte Individualanarchistin und -feministin Wendy McElroy am kommenden Donnerstag bei John Stossel auf FoxBusiness zu Gast sein wird, mehr Infos hier).

März 11, 2010

Proudhons Verwandtschaft aus Luxemburg

Der "theoretische Begründer des Anarchismus und Ideologe des Kleinbürgertums" (so stands zumindest immer in den vom Institut für Marxismus-Leninismus beim ZK der SED herausgegebenen blauen Bänden der Marx-Engels-Werke) Pierre Joseph Proudhon hat hier in Luxemburg Verwandtschaft: der Weinkenner und Sommelier Alexandre Proudhon, der sich insbesondere auf Weine aus der Toskana spezialisiert hat, wie man der heutigen Ausgabe des Jeudi (11.03.10) entnehmen kann:
Alexandre Proudhon stammt zwar nicht in direkter Linie von P.J. Proudhon ab, sondern ist ein Urururenkel (oder so herum) des Juristen Jean-Baptiste-Victor Proudhon, einem Cousin von Pierre Joseph. Nichtsdestotrotz ist eine gewisse Ähnlichkeit vorhanden.  

Januar 15, 2010

Proudhon zum 201.: 3 Auszüge aus dem "Manuel du spéculateur à la bourse"

"Ainsi l'on a affecté de ne voir dans les scandales de l'époque que de l'agiotage. Le Moniteur l'a fait entendre; la magistrature, suivant l'exemple donné d'en haut, a fulminé ses mercuriales. La comédie à son tour a fait semblant d'agiter ses grelots. Qu'accusent cependant l'organe officiel, et la justice, et le théâtre? Le jeu, rien que le jeu. Mais, messieurs, Le JEU ne produit pas de si puissants efforts. Nous ne serions pas si malades si nous n'avions à nous reprocher que cette peccadille. Disons la vérité. (...).
(...) tandis que la Sagesse constituée accuse le jeu, que la Scène le châtie, que la Bourse elle-même, ravie de se voir si bien chaperonnée, le dénonce : l'improbité règne dans les moeurs, la piraterie dans les affaires. Sous l'apparence de transactions régulières et libres, de réalisations facultatives, d'exercice légitime de la propriété, sévissent, sans nul empêchement, le charlatanisme, la corruption, l'infidelité, le chantage, l'escroquerie, la concussion, le vol."

"La spéculation n'est autre chose que la conception intellectuelle des différents procédés par lesquels le travail, le crédit, le transport, l'échange, peuvent intervenir dans la production. (...) Ainsi donc la Spéculation est, à proprement parler, le génie de la découverte. C'est elle qui invente, qui innove, qui pourvoit, qui résout, qui, semblable à l'Esprit infini, crée de rien toutes choses. Elle est la faculté essentielle de l'économie. Toujours en éveil, inépuisable dans ses ressources, méfiante dans la prospérité, intrépide dans les revers, elle avise, conçoit, raisonne, définit, organise, commande, LÉGIFÈRE; le Travail, le Capital, le Commerce exécutent. Elle est la tête, ils sont les membres; elle marche en souveraine, ils sont les esclaves.
Son action est universelle. Le premier qui laboura un champ, qui enferma du bétail dans un parc, qui fit fermenter du jus de pomme ou de raisin, qui creusa, au moyen de la flamme, un canot dans un tronc d'arbre, fut tout autant spéculateur que celui qui, longtemps après, imagina la monnaie ou la lettre de change."

"Pour une bourgeoise intelligente, généreuse et probe, la Bourse eût été le parlement duquel seraient émanés chaque jour des décrets plus efficaces que toutes les ordonnances des ministres et les lois votés par quatre cent cinquante-neuf représentants. Il n'est police, armée ni tribunaux qui eussent pu se comparer à cette force de la spéculation pour le maintien de l'ordre. Sous un tel régime, le pays avait la possession absolue de lui-même: la non-confiance devenait impossible.
La bourgeoisie, il faut l'avouer, est loin d'avoir compris ces hautes et nobles fonctions. Saisie d'une fièvre de spéculation agioteuse, avide de concessions, de subventions, de privilèges, de primes et de monopoles, elle a considéré la fortune publique comme une proie qui lui était dévolue; l'impôt comme une branche de son revenu; les grands instruments du travail national, chemins de fer, canaux, usines, comme les gages de son parasitisme; la propriété, comme un droit de rapine; le commerce, l'industrie, la Banque, comme des façons naturelles d'exploiter le peuple et de pressurer le pays."

(aus der rezenten Anthologie mit Auszügen aus dem und Kommentar zum Manuel du spéculateur de la Bourse, Proudhons kommerziell erfolgreichstem Buch, das jedoch vollständig zuletzt ...1869 veröffentlicht wurde; S.58-59, 68-70, 82).

Dezember 27, 2009

Joseph Déjacque und die Erfindung des Worts "libertär"

Anlässlich des 188. Geburtstags des französischen Anarchisten Joseph Déjacque wollen wir uns heute dem Ursprung des Wortes "libertär" widmen, als dessen Urheber Déjacque gemeinhin gilt. In einem 1972 in der Zeitschrift Economie et société erschienenen Artikel erläutert Valentin Pelosse die Schaffung der Neologismen "libertär" und "Libertarismus" (bzw. auf französisch "libertaire" und "libertarisme") bei Déjacque. Zuerst habe Déjacque den Begriff "libertär" in Opposition zu "liberal" in seiner Kritik an Proudhons Misogynie De l'être humain mâle et femelle. Lettre à P.J. Proudhon (1857) benutzt, in dem er Proudhon vorwirft, Freiheit im Handel, aber Protektionismus zwischen Mann und Frau zu vertreten:
"Anarchiste juste-milieu, libéral et non LIBERTAIRE, vous voulez le libre échange pour le coton et la chandelle, et vous préconisez des systèmes protecteurs de l'homme contre la femme, dans la circulation des passions humaines ; vous criez contre les hauts barons du capital, et vous voulez réédifier la haute baronie du mâle sur la vassale femelle ; logicien à bésicles, vous voyez l'homme par la lunette qui grossit les objets, et la femme par le verre qui les diminue ; penseur affligé de myopie, vous ne savez distinguer que ce qui vous éborgne dans le présent ou dans le passé, et vous ne pouvez rien découvrir de ce qui est à hauteur et à distance, ce qui perspective de l'avenir : vous êtes un infirme !" (den ganzen Text findet man hier).

Ich muss jedoch sagen, dass ich in diesem Zusammenhang nicht ganz überzeugt bin, dass dies wirklich der erste Gebrauch des Begriffs "libertaire" ist, zumal Déjacque sich keineswegs genötigt sieht, die Opposition zwischen "libertaire" und "libéral" weiter zu erläutern. Proudhon selber benutzt den Begriff "libertaire" wie selbstverständlich 1858 in De la Justice dans la Révolution et dans l'Eglise, allerdings dort nicht mit Bezug auf Déjacque, auch nicht als Selbstbezeichnung, sondern als Oberbegriff für die radikalsten Vertreter der Freihandelsschule, wie Bastiat, de Molinari oder Dunoyer (vgl. De la Justice dans la Révolution et dans l'Eglise. Première étude, 2. Auflage, Brüssel 1860, S.58-59). Bei beiden Verwendungen des Begriffs hat man den Eindruck, dass die Autoren davon ausgehen, dass der Leser bereits etwas mit dem Begriff "libertaire" verbindet. Wikipedia gesteht übrigens Déjacque den ersten "politischen Gebrauch" des Wortes "libertär" bzw. "libertarian" zu, unterstreicht aber, dass der englische Begriff "libertarian" bereits im 18. Jahrhundert benutzt wurde. Der älteste nachgewiesene Gebrauch stammt aus einem  Essay von William Belsham: "On liberty and necessity", erschienen in Essays, philosophical, historical and literary, London, 1789, S.1-15. Dort stellt der englische Philosoph den "necessarians" (d.h. die Deterministen) die "libertarians" als Verteidiger des freien Willens entgegen: "Or, where is the difference between the Libertarian, who says that the mind chuses [sic] the motive; and the Necessarian, who asserts that the motive determines the mind; if the volition be the necessary result of all the previous circumstances?" (ebd., S.13).


Die Entwicklung des Begriffs "libertär" von diesem philosophischen Gebrauch hin zu einem politisch bzw. ökonomischen Gebrauch bei Déjacque und Proudhon, und darüber hinaus zur gebräuchlichen Benutzung als Synonym für Anarchismus, aber auch ab den 1940ern als Selbstbezeichnung für eine gewöhnlich eher der politischen Rechten zugerechneten Bewegung in den USA wäre dementsprechend eigentlich noch zu schreiben. Klar ist allerdings, dass die 1858 bis 1861 von Déjacque in New York herausgegebene Zeitung Le Libertaire den Begriff nachhaltig popularisiert hat. Die Zeitung Déjacques, die mittlerweile integral online einsehbar ist, existiert übrigens in gewisser Weise, nach vielen Unterbrechungen und Neubeginnen, bis heute, seit 2005 allerdings nur noch als Online-Edition. Herausgeber ist mittlerweile die "Coordination anarchiste" aus Le Havre, ein Überbleibsel der "Union anarchiste" die sich in den 1970ern aus der "Fédération anarchiste" gelöst hat, da diese sich zu sehr in Richtung Anarchokommunismus entwickelt habe. Hier findet man die aktuelle Ausgabe.


Abschliessend ein Auszug aus einem Gedicht Déjacques, das in der letzten Ausgabe des ursprünglichen Libertaire vom 4. Februar 1861 erschienen ist:
"Au delà du gouffre qui gronde
Loin de l’écume de nos mœurs,
L’esprit signale un Nouveau-Monde.
Le monde des libres penseurs...

Voile au vent ! fils de la pensée,
Marcheurs dont l’âme est le gréement
Voile au vent, et flamme hissée !
— L’idéal... c’est le mouvement !"

September 18, 2009

Wider die Widerspruchslosigkeit

Und noch ein Zitat:
"Bastiat spottet [...], Proudhon habe ihm einmal gesagt, er fände das Paradies langweilig, weil der Widerspruch dort fortfiele."
(aus Carl Ludwig Michelets Naturrecht oder Rechts-Philosophie als die praktische Philosophie, enthaltend Rechts-, Sitten- und Gesellschaftslehre, Band 1, Berlin, 1866, S.37.)

August 19, 2009

Libertäre Presse

LeftLiberty 2 ist bei Corvus Distribution erschienen.
Shawn Wilbur, der mittlerweile nicht mehr in der Alliance of the Libertarian Left aktiv ist, präsentiert dort wieder klassische Texte aus der mutualistischen und individualanarchistischen Tradition, darunter das Abschlusskapitel von Proudhons posthumer Théorie de la propriété (die selber nur ein Fragment aus dem immer noch unveröffentlichten Polen-Buch von 1861 ist) oder das "Mini Manual of the Individualist-Anarchist" von Emile Armand, diesmal jedoch erweitert durch Kommentare und Überlegungen von Wilbur selber. Des Weiteren findet der geneigte Leser ein weiteres Kapitel des (völlig unzugänglichen) fourieristischen Science-Fiction-Romans The Distributive Passions und einen unfreiwillig komischen Text aus der ersten Version der marxistischen International Socialist Review über "Sozialismus in der Pflanzenwelt".

Mai 28, 2009

Das "LW" zum Tode Proudhons

In seiner Ausgabe vom 4. Februar 1865 interessiert sich das gute alte Luxemburger Wort mehr für die ausgebliebene letzte Ölung Proudhons als für den Verstorbenen (die Nachricht kam unter "Vermischtes"):



Quelle: "Numérisé par la Bibliothèque nationale de Luxembourg, http://www.eluxemburgensia.lu/"(unbedingt empfohlen!)

März 25, 2009

Rudolf Rocker - Über den Begriff des Kleinbürgers

Zum heutigen Geburtstag von Rudolf Rocker, ein später Text des bekanntesten Autoren des deutschsprachigen Anarchosyndikalismus über den "Kleinbürger" Proudhon:

Proudhon. Ich habe nicht nur alle seine Werke, sondern auch seine 14 Bände starke Korrespondenz mit großem Nutzen gelesen. Ich bin sogar heute noch im Besitz einer vollständigen Sammlung aller seiner Tageszeitungen, aus denen man erst ein richtiges Bild über ihn und seine Zeit gewinnen kann.Wer da glaubt, Proudhon einfach als Kleinbürger abtun zu können, hat sich nie die Mühe gegeben, ihn wirklich kennen zu lernen. Dies ist übrigens nur in Deutschland der Fall, wo unter dem Einfluß des Marxismus jede andere soziale Richtung verdrängt wurde oder nie richtig aufkommen konnte. Es war Marx selbst, der mit dem inhaltslosen Wort Kleinbürger Proudhon und jeden ihm nicht bequemen Gegner abzufertigen versuchte, und gerade bei uns in Deutschland hat man dieses wie eine Offenbarung aufgefasst, ohne sich auch nur die Mühe zu geben, sich die Frage zu stellen, was man eigentlich darunter verstehen soll.

Was ist ein Kleinbürger? Im besten Falle doch nur ein sehr unbestimmter sozialogischer Begriff. Man kann darunter einen Menschen verstehen, der unter behäbigen wirtschaftlichen Verhältnissen sein Leben fristet. Aber was ist damit gewonnen? Gar nichts. Wenn man beweisen könnte, dass ein Mensch, der wirtschaftlich einer bestimmten sozialen Schicht angehört, in seinem Denken und Handeln vollständig von dieser Zugehörigkeit abhängig ist, so wäre die Frage schnell gelöst. Aber gerade diesen Beweis konnte bisher niemand erbringen. Fast alle großen Pioniere des sozialistischen Gedankens kamen aus dem Lager des Kleinbürgertums, der Großbourgeoisie, der Aristokratie und der Intellektuellen. Nur Weitling, Proudhon und einige wenige mehr kamen aus dem Arbeiterstande. (Wohlverstanden! ich spreche hier nicht von der Gefolgschaft des Sozialismus, sondern von seinen theoretischen Begründern.) Wenn ich hier betone, dass Proudhon aus der Arbeiterschaft kam und manche Jahre seines Lebens sein Brot als Schriftsetzer verdienen musste, so betrachte ich dies keineswegs als seinen besonderen Vorzug und noch viel weniger als die Ursache seiner geistigen Entwicklung.

Über die inneren Ursachen der schöpferischen Begabung eines so genialen Menschen, wie Proudhon unbedingt gewesen ist, wissen wir vorläufig noch sehr wenig oder gar nichts. Sogar der schärfste Psychologe hat uns bis jetzt dieses Geheimnis der Natur nicht enträtseln können; sicher aber ist, dass dieser innere Schöpfertrieb gewiß nicht auf der Zugehörigkeit eines Menschen zu einer bestimmten Volksschicht erklärt werden kann. Auf Proudhon aber kann die Bezeichnung Kleinbürger, auch wenn wir sie rein soziologisch betrachten, schon deshalb keine Anwendung finden, weil er seiner Abstammung nach nie dem Kleinbürgertum angehörte, und auch später nicht, als er die Schriftsetzerei aufgegeben hatte und sich ganz der Schriftstellerei ergeben hatte.

Das wollte auch Marx darunter nicht verstanden wissen. Er benutzte dieses Wort in einem rein verächtlichen Sinn, weil er glaubte, seinen Gegner damit umso tiefer treffen zu können. Wäre ihm das Wort lediglich ein soziologisches Einteilungsmittel gewesen wie z.B. dem Geographen die Einteilung der Erde in Länge- und Breitegrade, so hätte er seinen intimsten und vielleicht einzigen wirklichen Freund, den reichen Fabrikanten Friedrich Engels, ähnlich beurteilen müssen, dessen wirtschaftliche Verhältnisse ja noch weit über die Lebenshaltung der Kleinbürgers hinausgingen.

Doch daran dachte er gar nicht. Das Wort hatte für ihn, trotz der materialistischen Geschichtsauffassung, eine rein psychologische Bedeutung mit einem höhnenden Beigeschmack. Was er darunter verstanden wissen wollte, war ein Kleingeist, der über die Niederungen des Denkens nicht hinauskommt oder, was man im gewöhnlichen Sprachgebrauch einen Philister nennt. Heute erfüllt das Wort „Konterrevolutionär“ dieselbe Aufgabe, und weil auch dieses Kompliment bereits bis zum Überdruß eintönig wurde, so beehrt man neuerdings jeden, der nicht auf die Weisheit des Kreml schwört, wohl auch als „Faschist“, da man gerade keinen anderen Patentausdruck auf Lager hat.

Wer aber Proudhon als Philister oder gar als Kleingeist betrachtet, der hat nie versucht, in sein Werk einzudringen oder ihm sogar nur als Mensch gerecht zu werden. Proudhon war, ohne Zweifel, einer der kühnsten Denker aller Zeiten und hat Probleme aufgeworfen, welche die Menschen noch auf Jahrhunderte hinaus beschäftigen werden. Dazu war er ein echter Kämpfer, der mit unbestechlicher Redlichkeit seiner inneren Überzeugung folgte und nie aus Bequemlichkeit oder persönlicher Berechnung Dinge verschwieg, die gesagt werden mussten. Kein Mann wurde von den Reaktionären aller Schattierungen so bitter gehasst wie er, was er häufig genug am eigenen Körper fühlen musste. Ein Mann, der jahrelang für seine Überzeugung im Gefängnis schmachten musste und sich später, bereits von Krankheiten geplagt, neuen Verfolgungen nur durch die Verbannung entziehen konnte, war sicher kein Philister. Wie immer man seine Anschauungen beurteilen mag, diesen Vorwurf kann ihm mit gutem Gewissen keiner machen.

Man hat Proudhon häufig den Vorwurf der Inkonsequenz gemacht, weil er in späteren Werken Dinge anders beurteilt hat als in seinen Erstlingsschriften. Aber gerade darin besteht ja seine ganze Größe. Er war ein Mensch, der unermüdlich mit sich selber rang und gerade deshalb stets im Werden begriffen war. Konsequenz beginnt bei den meisten erst dann, wenn die Gedanken eingefroren werden. Er selbst sagte einmal mit leiser Ironie: „ein konsequenter Mensch ist einer, der geistig fertig ist und nicht mehr über sich hinauskommt.“ Diese Worte sollten wir uns gerade heute, wenn durch die heillose Flut oder Schlagworte der Geist zu versanden beginnt, immer wieder ins Gedächtnis rufen. Erst wenn wir uns wieder von dem Propagandaunrat der heute so geschäftigen Rattenfänger von rechts und links endgültig befreien werden, um den großen Problemen, die unsere Zeit uns gestellt hat, wirklich näherzutreten, wird ein neuer geistiger Aufstieg beginnen können. Je schneller und gründlicher dies geschieht, desto besser.


Die freie Gesellschaft, vol. IV, 38 (1953).


P.S. Dezent möchte ich damit auch nochmal für mein eigenes Buch werben.