...und nur wenige Meter von Machno entfernt findet man seinen Weggefährten... oder doch eher Gegner? Die korrekte Bezeichnung ist wohl "Parteifreund", auch wenn das Wort "Partei" im Anarchistischen ja eher vermieden wird...
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Juni 29, 2012
Juni 28, 2012
Pariser Schnappschüsse (3)
Der Weg des ukrainischen Partisanenführers endet im Kolumbarium des Père Lachaise... etwas ungewöhnlich für den Sohn eines Kleinbauern aus Gulai-Pole!
Wen die Verzierung mit zwei Anarcho-"A"s übrigens stört, sei auf die Kolumbarienzelle von Pierre Frank, dem früheren Cheforganisator der Vierten Internationale, verwiesen, dem ein heutiger Anhänger die letzte Ehre durch Anbringen eines Aufklebers des Nouveau Parti Anticapitaliste erwies...
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Mai 26, 2011
Machnowisten und Mennoniten
Interessanter Artikel über die wohl doch nicht nur vermeintlichen Massaker der Truppen Nestor Machnos an den Mennoniten und die Hintergründe:
(Etwas arg naiv allerdings dieser Satz: "Not many bogeymen encourage adult education, or display an interest in the arts." Naja...)
Oktober 26, 2010
122 (oder 121?) Jahre Nestor Machno
Der Schutzpatron dieses Blogs (bzw. der Typ auf dem Foto oben rechts) ist je nach Quellenlage entweder am 26.10.1888 oder am 27.10.1889 in Gulai-Pole in der Ukraine geboren. Machno habe ich letztes Jahr ja eine ganze Woche gewidmet - dort findet man auch persönliche Anmerkungen von mir. Das Foto ist übrigens eine Reminiszenz an die erste und einzige Papier-Ausgabe des Lëtzebuerger Anarchist, erschienen 2001.
Im Gegensatz zu anderen Geburtstagskindern kein Text von Machno - auch seine treuesten Anhänger werden wohl zugeben, dass das Schreiben nicht gerade seine stärkste Seite war... - sondern ein Lied (überhaupt hat Machno haufenweise nette Lieder inspiriert, ein paar habe ich ja schon auf diesem Blog gebracht):
Apuamater aus Italien mit Makno, sowie zuvor Var'ka, zwei Liedern gegen den "bürokratischen Zentralismus" aus dem Jahr 2006:
August 11, 2010
128 Jahre Volin
Wsewolod Michailowitsch Eichenbaum, besser bekannt unter dem Pseudonym Volin, der heute auf den Tag vor 128 Jahren in Woronesch geboren wurde und kurz nach Kriegsende, am 18. September 1945, im Pariser Exil starb, ist heute vor allem als früher Kritiker des Sowjetregimes (siehe die in den 1970ern bei Assoziation A neuaufgelegte dreibändige Unbekannte Revolution) und als Weggefährte von Nestor Machno bekannt. Daneben war er aber auch, zusammen mit Sébastien Faure - und gegen Machno -, der Begründer des Versuchs einer anarchistischen "Synthese", die Anarchosyndikalismus, libertären Kommunismus und radikalen Individualismus in einer gemeinsamen Organisation vereinigen sollte (vergleiche auch den Versuch von Voltairine de Cleyre eines "anarchism without adjectives", siehe hierzu Baase, Peak und rezent Morgenstern). Im Prinzip steht die Fédération Anarchiste in Frankreich bis heute in dieser Tradition. Ihre Geschichte allerdings, die sich wie eine Aneinanderreihung von zumeist durch einen als zu hoch oder zu niedrig empfundenen Anteil "Anarchokommunismus" im synthesistischen Mix provozierten Spaltungen liest, zeigt aber gerade wie schwierig sich die Aufrechterhaltung einer solchen Ökumene in der Praxis gestaltet. Wie dem auch sei, es folgt die Volinsche Definition der anarchistischen Synthese, nach dem Text der Encyclopédie anarchiste (1934; Quelle):
"SYNTHÈSE (ANARCHISTE)
On désigne par « synthèse anarchiste » une tendance qui se fait actuellement jour au sein du mouvement libertaire, cherchant à réconcilier et ensuite à « synthétiser » les différents courants d'idée qui divisent ce mouvement en plusieurs fractions plus ou moins hostiles les unes aux autres. Il s'agit, au fond, d'unifier, dans une certaine mesure, la théorie et aussi le mouvement anarchistes en un ensemble harmonieux, ordonné, fini. Je dis : dans une certaine mesure car, naturellement, la conception anarchiste ne pourrait, ne devrait jamais devenir rigide, immuable, stagnante. Elle doit rester souple, vivante, riche d'idées et de tendances variées. Mais souplesse ne doit pas signifier confusion. Et, d'autre part, entre immobilité et flottement il existe un état intermédiaire. C'est précisément cet état intermédiaire que la « synthèse anarchiste » cherche à préciser, à fixer et à atteindre.
Ce fut surtout en Russie, lors de la révolution de 1917, que la nécessité d'une telle unification, d'une telle « synthèse », se fit sentir. Déjà très faible matériellement (peu de militants, pas de bons moyens de propagande, etc. ) par rapport à d'autres courants politiques et sociaux, l’anarchisme se vit affaibli encore plus, lors de la révolution russe, par suite des querelles intestines qui le déchiraient. Les anarcho-syndicalistes ne voulaient pas s'entendre avec les anarchistes-communistes et, en même temps, les uns et les autres se disputaient avec les individualistes (sans parler d'autres tendances). Cet état de choses impressionna douloureusement plusieurs camarades de diverses tendances. Persécutés et finalement chassés de la grande Russie par le gouvernement bolcheviste, quelques-uns de ces camarades s'en allèrent militer en Ukraine où l'ambiance politique était plus favorable, et où, d'accord avec quelques camarades ukrainiens, ils décidèrent de créer un mouvement anarchiste unifié, recrutant des militants sérieux et actifs partout où ils se trouvaient, sans distinction de tendance. Le mouvement acquit tout de suite une ampleur et une vigueur exceptionnelles. Pour prendre pied et s'imposer définitivement, il ne lui manquait qu'une chose : une certaine base théorique.
Me sachant un adversaire résolu des querelles néfastes parmi les divers courants de l'anarchisme, sachant aussi que je songeais, comme eux, à la nécessité de les réconcilier, quelques camarades vinrent me chercher dans une petite ville de la Russie centrale où je séjournais, et me proposèrent de partir en Ukraine, de prendre part à la création d'un mouvement unifié, de lui fournir un fond théorique et de développer la thèse dans la presse libertaire.
J'acceptai la proposition. En novembre 1918, le mouvement anarchiste unifié en Ukraine fut définitivement mis en route. Plusieurs groupements se formèrent et envoyèrent leurs délégués à la première conférence constitutive qui créa la « Confédération anarchiste de l'Ukraine Nabat (Tocsin) ». Cette conférence élabora et adopta à l'unanimité une Déclaration proclamant les principes fondamentaux du nouvel organisme. Il fut décidé que très prochainement cette brève déclaration de principes serait amplifiée, complétée et commentée dans la presse libertaire. Les événements tempétueux empêchèrent ce travail théorique. La confédération du Nabat dut mener des luttes ininterrompues et acharnées. Bientôt elle fut, à son tour, « liquidée » par les autorités bolchevistes qui s'installèrent en Ukraine. A part quelques articles de journaux, la Déclaration de la première conférence du Nabat fut et restera le seul exposé de la tendance unifiante (ou « synthétisante ») dans le mouvement anarchiste russe.
Les trois idées maîtresses qui, d'après la Déclaration, devraient être acceptées par tous les anarchistes sérieux afin d'unifier le mouvement, sont les suivantes :
1° Admission définitive du principe syndicaliste, lequel indique la vraie méthode de la révolution sociale ;
2° Admission définitive du principe communiste (libertaire), lequel établit la base d'organisation de la nouvelle société en formation ;
3° Admission définitive du principe individualiste, l'émancipation totale et le bonheur de l'individu étant le vrai but de la révolution sociale et de la société nouvelle.
Tout en développant ces idées, la Déclaration tâche de définir nettement la notion de la « révolution sociale » et de détruire la tendance de certains libertaires cherchant à adapter l'anarchisme à la soi-disant « période transitoire ».
Cela dit, nous préférons, au lieu de reprendre les arguments de la Déclaration, développer nous-mêmes l'argumentation théorique de la synthèse.
La première question à résoudre est celle-ci :
L'existence de divers courants anarchistes ennemis, se disputant entre eux, est-ce un fait positif ou négatif ? La décomposition de l'idée et du mouvement libertaires en plusieurs tendances s'opposant les unes aux autres, favorise-t-elle ou, au contraire, entrave-t-elle les succès de la conception anarchiste ? Si elle est reconnue favorable, toute discussion est inutile. Si, au contraire, elle est considérée comme nuisible, il faut tirer de cet aveu toutes les conclusions nécessaires.
À cette première question, nous répondons ceci :
Au début, lorsque l'idée anarchiste était encore peu développée, confuse, il fut naturel et utile de l'analyser sous tous ses aspects, de la décomposer, d'examiner à fond chacun de ses éléments, de les confronter, de les opposer les uns aux autres, etc. C'est ce qui a été fait. L'anarchisme fut décomposé en plusieurs éléments (ou courants). Ainsi l'ensemble, trop général et vague, fut disséqué, ce qui aida à approfondir, à étudier à fond aussi bien cet ensemble que ces éléments. A cette époque, le démembrement de la conception anarchiste fut donc un fait positif. Diverses personnes s'intéressant à divers courants de l'anarchisme, les détails et l'ensemble y gagnèrent en profondeur et en précision. Mais, par la suite, une fois cette première œuvre accomplie, après que les éléments de la pensée anarchiste (communisme, individualisme, syndicalisme) furent tournés et retournés en tous sens, il fallait penser à reconstituer, avec ces éléments bien travaillés, l'ensemble organique d'où ils provenaient. Après une analyse fondamentale, il fallait retourner (sciemment) à la bienfaisante synthèse.
Fait bizarre : on ne pensa plus à cette nécessité. Les personnes qui s'intéressaient à tel élément donné de l'anarchisme, finirent par le substituer à l'ensemble. Naturellement, elles se trouvèrent bientôt en désaccord et, finalement, en conflit avec ceux qui traitaient de la même manière d'autres parcelles de la vérité entière. Ainsi, au lieu d'aborder l'idée de fusionnement des éléments épars (qui, pris séparément, ne pouvaient plus servir à grand chose) en un ensemble organique, les anarchistes entreprirent pour de longues années la tâche stérile d'opposer haineusement leurs « courants » les uns aux autres. Chacun considérait « son » courant, « sa » parcelle pour l'unique vérité et combattait avec acharnement les partisans des autres courants. Ainsi commença, dans les rangs libertaires, ce piétinement sur place, caractérisé par l'aveuglement et l'animosité mutuelle, qui continue jusqu'à nos jours et qui doit être considéré comme nuisible au développement normal de la conception anarchiste.
Notre conclusion est claire. Le démembrement de l'idée anarchiste en plusieurs courants a rempli son rôle. Il n'a plus aucune utilité. Rien ne peut plus le justifier. Il entraîne maintenant le mouvement dans une impasse, il lui cause des préjudices énormes, il n'offre plus - ni ne peut offrir - rien de positif. La première période - celle où l'anarchisme se cherchait, se précisait et se fractionnait fatalement à cette besogne - est terminée. Elle appartient au passé. Il est grand temps d'aller plus loin.
Si l'éparpillement de l'anarchisme est actuellement un fait négatif, préjudiciable, il faut chercher à y mettre fin. Il s'agit de se rappeler l'ensemble entier, de recoller les éléments épars, de retrouver, de reconstruire sciemment la synthèse abandonnée.
Une autre question surgit alors : cette synthèse, est-elle possible actuellement ? Ne serait-elle pas une utopie ? Pourrait-on lui fournir une certaine base théorique ?
Nous répondons : oui, une synthèse de l'anarchisme (ou, si l'on veut, un anarchisme « synthétique ») est parfaitement possible. Elle n'est nullement utopique. D'assez fortes raisons d'ordre théorique parlent en sa faveur. Notons brièvement quelques-unes de ces raisons, les plus importantes, dans leur suite logique :
1° Si l'anarchisme aspire à la vie, s'il escompte un triomphe futur, s'il cherche à devenir un élément organique et permanent de la vie, une de ses forces actives, fécondantes, créatrices, alors il doit chercher à se trouver le plus près possible de la vie, de son essence, de son ultime vérité. Ses bases idéologiques doivent concorder le plus possible avec les éléments fondamentaux de la vie. Il est clair, en effet, que si les idées primordiales de l'anarchisme se trouvaient en contradiction avec les vrais éléments de la vie et de l'évolution, l'anarchisme ne pourrait être vital. Or, qu'est-ce que la vie? Pourrait-on, en quelque sorte, définir et formuler son essence, saisir et fixer ses traits caractéristiques ? Oui, on peut le faire. Il s'agit, certes, non pas d'une formule scientifique de la vie - formule qui n'existe pas - mais d'une définition plus ou moins nette et juste de son essence visible, palpable, concevable. Dans cet ordre d'idée, la vie est, avant tout, une grande synthèse : un ensemble immense et compliqué, ensemble organique et original, de multiples éléments variés.
2° La vie est une synthèse. Quelles sont donc l'essence et l'originalité de cette synthèse? L'essentiel de la vie est que la plus grande variété de ses éléments - qui se trouvent de plus en un mouvement perpétuel réalise en même temps, et aussi perpétuellement, une certaine unité ou, plutôt, un certain équilibre. L'essence de la vie, l'essence de sa synthèse sublime, est la tendance constante vers l'équilibre, voire la réalisation constante d'un certain équilibre, dans la plus grande diversité et dans un mouvement perpétuel. (Notons que l'idée d'un équilibre de certains éléments comme étant l'essence bio-physique de la vie se confirme par des expériences scientifiques physico-chimiques.)
3° La vie est une synthèse. La vie (l'univers, la nature) est un équilibre (une sorte d'unité) dans la diversité et dans le mouvement (ou, si l'on veut, une diversité et un mouvement en équilibre). Par conséquent, si l'anarchisme désire marcher de pair avec la vie, s'il cherche à être un de ses éléments organiques, s'il aspire à concorder avec elle et aboutir à un vrai résultat, au lieu de se trouver en opposition avec elle pour être finalement rejeté, il doit, lui aussi, sans renoncer à la diversité ni au mouvement, réaliser aussi, et toujours, l'équilibre, la synthèse, l'unité.
Mais il ne suffit pas d'affirmer que l'anarchisme peut être synthétique : il doit l'être. La synthèse de l'anarchisme n'est pas seulement possible, pas seulement souhaitable : elle est indispensable. Tout en conservant la diversité vivante de ses éléments, tout en évitant la stagnation, tout en acceptant le mouvement - conditions essentielles de sa vitalité - l'anarchisme doit chercher, en même temps, l'équilibre dans cette diversité et ce mouvement même.
La diversité et le mouvement sans équilibre, c'est le chaos. L'équilibre sans diversité ni mouvement, c'est la stagnation, la mort. La diversité et le mouvement en équilibre, telle est la synthèse de la vie. L'anarchisme doit être varié, mouvant et, en même temps, équilibré, synthétique, uni. Dans le cas contraire, il ne sera pas vital.
4° Notons, enfin, que le vrai fond de la diversité et du mouvement de la vie (et partant de la synthèse) est la création, c'est-à-dire la production constante de nouveaux éléments, de nouvelles combinaisons, de nouveaux mouvements, d'un nouvel équilibre. La vie est une diversité créatrice. La vie est un équilibre dans une création ininterrompue. Par conséquent, aucun anarchiste ne pourrait prétendre que « son » courant est la vérité unique et constante, et que toutes les autres tendances dans l'anarchisme sont des absurdités. Il est, au contraire, absurde qu'un anarchiste se laisse engager dans l'impasse d'une seule petite « vérité », la sienne, et qu'il oublie ainsi la grande vérité réelle de la vie : la création perpétuelle de formes nouvelles, de combinaisons nouvelles, d'une synthèse constamment renouvelée.
La synthèse de la vie n'est pas stationnaire : elle crée, elle modifie constamment ses éléments et leurs rapports mutuels.
L'anarchisme cherche à participer, dans les domaines qui lui sont accessibles, aux actes créateurs de la vie. Par conséquent, il doit être, dans les limites de sa conception, large, tolérant, synthétique, tout en se trouvant en mouvement créateur.
L'anarchiste doit observer attentivement, avec perspicacité, tous les éléments sérieux de la pensée et du mouvement libertaires. Loin de s'engouffrer dans un seul élément quelconque, il doit chercher l'équilibre et la synthèse de tous ces éléments donnés. Il doit, de plus, analyser et contrôler constamment sa synthèse, en la comparant avec les éléments de la vie elle-même, afin d'être toujours en harmonie parfaite avec cette dernière. En effet, la vie ne reste pas sur place, elle change. Et, par conséquent, le rôle et les rapports mutuels de divers éléments de la synthèse anarchiste ne resteront pas toujours les mêmes : dans divers cas, ce sera tantôt l'un, tantôt l'autre de ces éléments qui devra être souligné, appuyé, mis en action.
Quelques mots sur la réalisation concrète de la synthèse.
1° Il ne faut jamais oublier que la réalisation de la révolution, que la création des formes nouvelles de la vie incomberont non pas à nous, anarchistes isolés ou groupés idéologiquement, mais aux vastes masses populaires qui, seules, seront à même d'accomplir cette immense tâche destructive et créatrice. Notre rôle, dans cette réalisation, se bornera à celui d'un ferment, d'un élément de concours, de conseil, d'exemple. Quant aux formes dans lesquelles ce processus s'accomplira, nous ne pouvons que les entrevoir très approximativement. Il est d'autant plus déplacé de nous quereller pour des détails, au lieu de nous préparer, d'un élan commun, à l'avenir.
2° Il n'est pas moins déplacé de réduire toute l'immensité de la vie, de la révolution, de la création future, à de petites idées de détail et à des disputes mesquines. Face aux grandes tâches qui nous attendent, il est ridicule, il est honteux de nous occuper de ces mesquineries. Les libertaires devront s'unir sur la base de la synthèse anarchiste. Ils devront créer un mouvement anarchiste uni, entier, vigoureux. Tant qu'ils ne l'auront pas créé, ils resteront en dehors de la vie.
Dans quelles formes concrètes pourrions-nous prévoir la réconciliation, I'unification des anarchistes et, ensuite, la création d'un mouvement libertaire unifié ?
Nous devons souligner, avant tout, que nous ne nous représentons pas cette unification comme un assemblage « mécanique » des anarchistes de diverses tendances en une sorte de camp bigarré où chacun resterait sur sa position intransigeante. Une telle unification serait non pas une synthèse mais un chaos. Certes, un simple rapprochement amical des anarchistes de diverses tendances et une plus grande tolérance dans leurs rapports mutuels (cessation d’une polémique violente, collaboration dans des publications anarchistes, participation aux mêmes organismes actifs, etc.) seraient un grand pas en avant par rapport à ce qui se passe actuellement dans les rangs libertaires. Mais nous considérons ce rapprochement et cette tolérance comme, seulement, le premier pas vers la création de la vraie synthèse anarchiste et d'un mouvement libertaire unifié. Notre idée de la synthèse et de l'unification va beaucoup plus loin. Elle prévoit quelque chose de plus fondamental, de plus « organique ».
Nous croyons que l'unification des anarchistes et du mouvement libertaire devra se poursuivre, parallèlement, en deux sens, notamment :
a) Il faut commencer immédiatement un travail théorique cherchant à concilier, à combiner, à synthétiser nos diverses idées paraissant, à première vue, hétérogènes. Il est nécessaire de trouver et de formuler dans les divers courants de l'anarchisme, d'une part, tout ce qui doit être considéré comme faux, ne coïncidant pas avec la vérité de la vie et devant être rejeté ; et, d'autre part, tout ce qui doit être constaté comme étant juste, appréciable, admis. Il faut, ensuite, combiner tous ces éléments justes et de valeur, en créant avec eux un ensemble synthétique. (C'est surtout dans ce premier travail préparatoire que le rapprochement des anarchistes de diverses tendances et leur tolérance mutuelle pourraient avoir la grande importance d'un premier pas décisif.) Et, enfin, cet ensemble devra être accepté par tous les militants sérieux et actifs de l'anarchisme comme base de la formation d'un organisme libertaire uni, dont les membres seront ainsi d'accord sur un ensemble de thèses fondamentales acceptées par tous.
Nous avons déjà cité l'exemple concret d'un tel organisme : la confédération Nabat, en Ukraine. Ajoutons ici à ce que nous avons déjà dit plus haut que l'acceptation par tous les membres du Nabat de certaines thèses communes n'empêchaient nullement les camarades de diverses tendances d'appuyer surtout, dans leur activité et leur propagande, les idées qui leur étaient chères. Ainsi, les uns (les syndicalistes) s'occupaient surtout des problèmes concernant la méthode et l'organisation de la révolution ; les autres (communistes) s'intéressaient de préférence à la base économique de la nouvelle société ; les troisièmes (individualistes) faisaient ressortir spécialement les besoins, la valeur réelle et les aspirations de l'individu. Mais la condition obligatoire pour être accepté au Nabat était l'admission de tous les trois éléments comme parties indispensables de l'ensemble et le renoncement à l'état d'hostilité entre les diverses tendances. Les militants étaient donc unis d'une façon « organique », car, tous, ils acceptaient un certain ensemble de thèses fondamentales. C'est ainsi que nous nous représentons l'unification concrète des anarchistes sur la base d'une synthèse des idées libertaires théoriquement établie.
b) Simultanément et parallèlement audit travail théorique, devra se créer l'organisation unifiée sur la base de l'anarchisme compris synthétiquement.
Pour terminer, soulignons encore une fois que nous ne renonçons nullement à la diversité des idées et des courants au sein de l'anarchisme. Mais il y a diversité et diversité. Celle, notamment, qui existe dans nos rangs aujourd'hui est un mal, est un chaos. Nous considérons son maintien comme une très lourde faute. Nous sommes d'avis que la variété de nos idées ne pourra être et ne sera un élément progressif et fécond qu'au sein d'un mouvement commun, d'un organisme uni, édifié sur la base de certaines thèses générales admises par tous les membres et sur l'aspiration à une synthèse.
Ce n'est que dans l'ambiance d'un élan commun, ce n'est que dans les conditions de recherches de thèses justes et de leur acceptation, que nos aspirations, nos discussions et même nos disputes auront de la valeur, seront utiles et fécondes. (C'était précisément ainsi au Nabat.) Quant aux disputes et aux polémiques entre de petites chapelles prêchant chacune « sa » vérité unique, elles ne pourront aboutir qu'à la continuation du chaos actuel, des querelles intestines interminables et de la stagnation du mouvement.
Il faut discuter en s'efforçant de trouver l'unité féconde, et non pas d'imposer à tout prix « sa » vérité contre celle d'autrui. Ce n'est que la discussion du premier genre qui mène à la vérité. Quant à l'autre discussion, elle ne mène qu'à l'hostilité, aux vaines querelles et à la faillite.
- VOLINE."
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Juni 13, 2010
Mal wieder Zeit für ein paar Links
- Hannes Stein lobt den kleinbürgerlichen Anarchismus auf Long Island.
- Die Leninisten arbeiten sich immer noch an Nestor Machno ab.
- "Spar dir das": ein Text von Wolf Lotter zum gegenwärtigen Spar-Mantra, erstaunlicherweise bereits vor vier Jahren geschrieben.
- Leon de Winter versucht den "Progressiven" mit "Fakten" beizukommen - zu einer Zeit, in der (umgekehrt als bei Walter Benjamin), die "Konstruktion des Lebens (...) weit mehr in der Gewalt von Überzeugungen als von Fakten" liegt - und stellt ein paar legitime Fragen zum Israelknax der westeuropäischen Linken, auch wenn er dabei zuweilen zu sehr verallgemeinert und die Darstellung "schlaue, hinterhältige orientalische Despoten übertölpeln naive Westler" etwas arg ins Klischee abdriftet: "Der Islam und die nützlichen Idioten".
- Zum gleichen Thema: Spiked, ehemals LM Magazine, ehemals Living Marxism, und schon immer Kandidaten für die Rubrik "Die andere Meinung", zieht Parallelen zwischen der Rhetorik von Antizionisten und Neocons.
- Ein rappender Wobblie (Dank an JayJay für den Link, definitiv mehr "street credibility" als die Jungs hier).
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Juli 31, 2009
Die Woche des Väterchen Machno: Persönliche Anmerkungen
Wieso eigentlich Machno?
Machno hat ja nun eigentlich keine individualistischen oder "linkslibertären" Positionen vertreten, sondern sich, im Gegensatz zu mir, explizit als "Kommunist" verstanden. Allerdings beschränkte sich der "Kommunismus" Machnos auf die - freiwillige - Sozialisierung des Bodens; das System der Landkommunen und durch Arbeiterkooperativen selbstverwaltete Fabriken, die untereinander Tauschwirtschaft betreiben, lässt sich durchaus mit mutualistischen oder voluntaristischen Ansichten vereinbaren. Auch von Machno hochgehaltene Prinzipien wie Selbstbestimmung, Eigenverantwortung, Initiative und Kreativität erinnern nicht unbedingt an das, was der Individualist oder "Marktanarchist" gemeinhin unter "Kommunismus" versteht.
Mit der Organisationsplattform von Machno und Arschinow, letztlich der Versuch das Programm einer anarchistischen bzw. libertärkommunistischen Partei (im politischen Sinn des Wortes) aufzustellen, konnte ich allerdings auch schon in jüngeren Jahren nichts anfangen, als ich regelrecht alles über die Machnowstischina in mich hineinfrass: die Geschichte der Machno-Bewegung von Arschinow, die (Machno eigentlich nicht ganz so wohlgesonnene) Unbekannte Revolution Volins, die Machno-Hagiographie von Alexander Skirda, ein dünner französischer Band mit (nicht sonderlich spannenden) Schriften Machnos selber, bis hin zu obskuren anarchistischen Broschüren über "Machno und die Judenfrage". Ein Fall von jugendlicher Revolutionsromantik meinerseits?
Vielleicht eher von Wildwest-Romantik. Tatsächlich scheint mir Machno als Figur der volkstümlichen Mythologie Osteuropas - abgesehen von der Adoption Machnos durch ukrainisch-nationalistische Kreise, dies obwohl Machno kein Wort Ukrainisch sprach und der Machnowist Shalom Schwartzbard den historischen Führer der ukrainischen Nationalisten Simon Petliura ermordet hat - eher an den Mythos von Jesse James (wohlverstanden nicht der reale Jesse James, der wohl, nach allem was man weiss, ein ganz gewöhnlicher Krimineller war), an einen "Rächer der Enterbten" im Stile eines Zorro oder Robin Hood, als einen Ernesto "Che" Guevara zu erinnern. Nicht revolutionäre Volksmassen stehen im Mittelpunkt der Verbildlichung der Machnowstschina, sondern wilde, freie Reiter, die durch die Weite der Steppe rasen. So symbolisiert Machno einerseits eben die mit dieser Weite in Verbindung gebrachte Freiheit, das freie Leben der Kosaken, andererseits den Freiheitskämpfer, der, im Unterschied zu allen anderen maßgeblichen Protagonisten des russischen Bürgerkriegs, nicht nach Übernahme der Macht strebt, sondern nach siegreicher Beendung des Krieges und Eroberung der Freiheit zu einem einfachen Leben als Bauer zurückkehren will.
Zugleich ist die historische Erfahrung der Machnowstschina auch eine Mahnung: wie Machno selber einmal eingesteht, ist eine Armee wohl die schlechteste Grundlage für den Aufbau einer libertären Gesellschaft, die man sich denken kann. Dass die Schwarze Armee Machnos im Gemetzel des Bürgerkriegs nicht von dunklen Flecken verschont bleiben konnte, und Machno oft seine eigenen Truppen nicht unter Kontrolle behielt (siehe etwa Fedir Shsus' Massaker an Russlanddeutschen), scheint mir fast die logische Folge der Lage, in der sich die Machno-Bewegung befand. Auch wenn es hier oft schwer fällt, historische Wahrheit und Mythos auseinanderzuhalten (siehe etwa die Anklagen seitens der mennonitischen Kirche, die von einer systematischem Verfolgung und Ermordung von Mennoniten seitens Machno sprechen; das Problem ist nur, dass man hierüber in der oben genannten Literatur nichts findet, und auch Machno nirgends die Mennoniten auch nur erwähnt. Hier würde man sich wirklich nichtmennonitische Recherchen wünschen...) hat die anarchistische Geschichtsschreibung die Vorwürfe gegen die Machnowisten oft etwas allzu schnell als bolschewistische Propaganda abgetan.
In diesem Sinn sei das Bildnis des Väterchen Machno neben einer Reminiszenz an alte Zeiten auch als Symbol des Freiheitskampfes gegen sämtliche Tyrannen, gleichwelcher Couleur, verstanden, zugleich aber auch als Mahnung, dass das Errichten einer herrschaftsfreien Gesellschaft und Ausüben von Gewalt, d.h. von Herrschaft, notwendigerweise in Widerspruch zueinander stehen (zum Thema Anarchismus und Gewalt sei auch auf diesen lesenswerten Text bei Wendy McElroy verwiesen).
Juli 30, 2009
Juli 29, 2009
Die Woche des Väterchen Machno: Das Tageblatt berichtet...
...am 3. November 1920 über die "Bauern-Revolte in der Ukraine":
"Die Zeitungen von Helsingfors zeigen an, daß die unklare Situation in der Ukraine [in] eine heftige Revolte der Bauern, welche zu gleicher Zeit gegen die Roten und die Weißen gerichtet ist, ausartet. Alle Nachte werden Züge von mit Flinten und Maschinengewehren bewaffneten Bauernscharen angehalten und alle sich darin befindlichen Kommunisten niedergemacht. Man sagt. daß sich die Bauernrevolte auf 11 russische Provinzen erstrecke. Die Gefängnisse sollen voll Gefangener sein, unter denen sich die Generäle Brussilow und Numetz befinden solllen."
(via eLuxemburgensia)
Im Allgemeinen entspricht diese kurze Meldung der damaligen Berichterstattung über den Krieg in Russland und der Ukraine: Gerüchte besagen... Nichts genaues weiss man nicht...
Zum Zeitpunkt der Notiz kämpften übrigens sowohl die Schwarze Armee Machnos als auch die Überreste der "Grünen Armee" gemeinsam mit der Roten Armee auf der Krim gegen die Truppen Wrangels. Nur wenige Wochen später, nach dem Sieg über Wrangel, floh Machno nach Westen, nachdem Lenin die Verhaftung sämtlicher machnowistischer Offiziere angeordnet hatte.
Die Bauernrevolte, über die das Tageblatt berichtet, ist vermutlich mit dem Aufstand von Tambow identisch, der, analog zur "Machnowstschina", nach dem Sozialrevolutionär Antonow auch "Antonowstschina" genannt wurde.
Juli 28, 2009
Die Woche des Väterchen Machno: свобода або смерть
In diesem Auszug aus einer der aufwendigsten Produktionen des russischen Staatsfernsehen, der 12-teiligen Biopic-Serie "Die neun Leben des Nestor Machno", sehen wir das Zustandekommen der schwarzen Totenkopf-Flagge der Machnowisten, die bewusst oder unbewusst den alten Schlachtruf der amerikanischen Revolution aufgreift: Freiheit oder Tod!
(Die Flagge ist authentisch, ob Machnos Sonnenbrille und die stereotypen jüdischen Schneider es sind, wage ich mal zu bezweifeln...)

Juli 27, 2009
Die Woche des Väterchen Machno: Das Spiel
Ein Spielentwurf von Justin Pickard:
"How about a hex/card-based (alternate) history strategy game? Let’s call it Free Territory …
The players are the immediate subordinates of Ukrainian anarchist Nestor Makhno, competing to amass resources and meet certain conditions (mostly involving their own self-preservation) while preserving the autonomy of the ‘Free Territory’ (represented by a certain configuration of hex tiles) in the face of attacks by various enemies - Bolsheviks, Germans, Austrians, counter-revolutionary White Russians, and various Ukrainian nationalist movements.
Historial Player Characters: Lev Zadov, Viktor Belash, Simon Karetnik, Fedir Shchus, Peter Arshinov, Volin (or, alternatively, a bunch of fictional characters – circumventing controversy and opening up the endgame as something where anything could happen)
Three stages of play: (1) set-up (semi-random determination of the size and borders of the ‘Free Territory’, plus the location of player power-bases); (2) the middle (bulk of the game, comprising of alternate phases of politiking, historical events, and random events); and (3) the end (determining which of the players escape the fall of the ‘Free Territory’, and with what).
If the game was to stick to history-as-it-happened, the game would run from January 1919 to November 1920. I’d rather have the game finish at a random end date, as the ‘Free Territory’ falls to one of its enemies. The end would be between – say – December 1919 and December 1923. If rounds were monthly, that’d give us a game of between 12 and 24 rounds. Does that sound manageable? Would monthly intervals give enough room for manouvre? Depends on how long a round is. "
Im Originalkontext auf Nostalgia for the future.
Juli 26, 2009
Die Woche des Väterchen Machno: Mongol Shuudan
Die russische Anarchopunk-Legende Mongol Shuudan mit dem Titel "Makhno" aus dem Film I wanted to see angels:
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Juli 25, 2009
Die Woche des Väterchen Machno
Wenn Nestor Machno schon als Galionsfigur für diesen Blog herhalten muss (dies als Reminiszenz an den gedruckten Lëtzebuerger Anarchist, der bereits das gleiche Foto von Machno im Titel trug), obwohl er sich nicht mehr dagegen wehren kann, scheint es nur angemessen, dass Machno, der vor genau 75 Jahren, am 25. Juli 1934 im Pariser Exil starb, hier gebührend geehrt wird.Zunächst sei auf das Portrait Ida Metts verwiesen, die Machno im Pariser Exil kennengelernt hat, und die auch die auf die unterschiedlichen Probleme eingeht, die sich bei der Bewertung der Persönlichkeit stellen.
Dann soll auch die postsowjetische Popikone Batko Machno nicht zu kurz kommen, so etwa in diesem Titel einer der erfolgreichsten russischen Bands der Gegenwart, Lyube:
Die Bilder aus einem alten sowjetischen Film haben, glaube ich, nichts mit Machno zu tun, spiegeln aber gut das in sowjetischen Filmen wiedergegebene Bild des Ukrainers wieder.
Dezember 08, 2008
Dezember 07, 2008
Politische Bildung
Ein nett gemachter Film aus Frankreich über Nestor Machno findet man auf dieser Seite:
http://www.avoixautre.be/spip.php?article1573
Interessant sind vor allem die seltenen Filmaufnahmen von Machno, die Machno-Zerrfigur in sowjetischen Filmen über den Bürgerkrieg von 1917-21 und das Weiterleben der Erinnerungen über 70 Jahre bolschewistische Diktatur hinweg in der "Kolchose Karl Marx" in Goulai-Pole.
http://www.avoixautre.be/spip.php?article1573
Interessant sind vor allem die seltenen Filmaufnahmen von Machno, die Machno-Zerrfigur in sowjetischen Filmen über den Bürgerkrieg von 1917-21 und das Weiterleben der Erinnerungen über 70 Jahre bolschewistische Diktatur hinweg in der "Kolchose Karl Marx" in Goulai-Pole.
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