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Dezember 19, 2013

Für Wahlfreiheit

Crosspost von L for Liberty,eine Antwort auf diesen Post von JayJay:

In der Tat liegen Religions- und Moralunterricht in der Praxis überhaupt nicht weit auseinander, Fernand Kartheiser (den ich allerdings verdächtige, den Lefébvre-Schismatikern näher zu stehen, als dem hiesigen Bischof) hat das ja auch bereits auf seiner "konservativen Seite" beklagt… Das war eigentlich schon zu meiner Schulzeit so, auch wenn es natürlich von der Einstellung des jeweiligen Lehrers abhing (da habe ich im Religionsunterricht von erzkonservativ über new age-spiritualistisch bis hin zu linksbewegt alles mögliche erlebt). Insofern hat Generalvikar Erny Gillen ja recht, wenn er sagt, es würde ein "Religionsunterricht bekämpft, den es gar nicht mehr gibt". Much ado about nothing also?
In gewisser Weise ist der jetzige Schrei der Katholiken nach "Wahlfreiheit" ohnehin, historisch gesehen, eine Kapitulation, jedenfalls ein eindeutiges Zugeständnis an die von Ratzinger ständig kritisierte "Diktatur des Relativismus". In den 1960ern richtete sich die Kirche noch gegen die Wahlfreiheit und bestand darauf, dass katholisch getaufte Kinder auch in der öffentlichen Schule gut katholisch erzogen werden mussten. Diese Zeiten sind ohne Zweifel vorbei und der staatlich organisierten Konkurrenzveranstaltung wird ebenfalls eine Existenzberechtigung zugestanden. Selbst vermeintliche Verteidiger des Religionsunterrichts wie Norbert Campagna (Luxemburger Wort, 12. Dezember) treten nunmehr für einen plurikonfessionellen Unterricht ein, eigentlich für einen Kurs über Religionsgeschichte.
Meine eigene Position in dieser Sache scheint übrigens wieder mal ultraminoritär zu sein: ich bin nämlich gegen beides, sowohl gegen der konfessionellen Unterricht in der öffentlichen Schule als gegen einen staatlichen Werteunterricht. Natürlich spricht ansonsten nichts dagegen, dass der konfessionelle Unterricht in konfessionellen Schulen stattfindet oder in anderer Form von den Religionsgemeinschaften, allerdings auf eigene Kosten, organisiert wird. Ich bin allerdings ebensosehr gegen den Werteunterricht, und gebe in dieser Hinsicht der "Wahlfreiheit"-Initiative recht, wenn sie betont, es sei nicht die Aufgabe des Staates Werte festzulegen. Das liegt in der Tat die Aussage des neuen Bildungsminister Claude Meisch nahe, wenn er sagt, der Wertunterricht solle "répondre aux questions (pratiques, philosophiques, spirituelles) de la vie que se posent les élèves". Gerade den Anspruch haben die Religionen eben auch. Hier wird also quasi ein Religionsersatz angeboten; der Feierkrop schreibt dementsprechend treffend die neue Regierung wolle den "katholischen Aberglauben" durch einen "staatlichen Religionsunterricht" ersetzen. Wobei der Glaube an Gott durch den an andere Kollektivsingulare ersetzt wird (der Staat, die Gesellschaft, "Europa"…).
Für den – mittlerweile regierungsnahen - Atheistenverband AHA muss dieser staatliche Religionsunterricht denn auch verbindlich werden, alles andere wäre sozusagen Anarchie, wie sie am Beispiel des VWL-Unterrichts illustrieren: "Genauso irrsinnig wäre, beim Fach 'Economie politique' die Schüler aufgrund der Parteikarte ihrer Eltern in einen kommunistischen, liberalen, sozialistischen oder ökologischen Unterricht aufzuteilen". (Tageblatt, 18.12,13)
Ja, wieso denn eigentlich nicht? Ich jedenfalls hätte mich über ein alternatives Angebot zu dem vulgärkeynesianischen Einheitsbrei gewünscht, der mir auf Sekunda und Prima als "politische Ökonomie" vorgesetzt wurde. In der Hinsicht kann ich nur mit den Aha’lern insofern übereinstimmen, dass dabei die Parteikarte der Eltern keine Rolle spielen soll. Richtige Wahlfreiheit setzt in der Tat ein pluralistisches Bildungsangebot voraus, worüber sich ja z.B. ck schonmal hier im Blog geäussert hat (d.h. auf L for Liberty).

Juli 31, 2013

132 Jahre Anna Mahé

Les loups se mangent

Le gouvernement, sans que ses membres les plus catholiques s'en soient fâchés, a décidé de faire l'inventaire des biens qu'ils abandonne aux églises afin de "suivre leur sort, de ne pas permettre que l'association nouvelle les détourne de leur destination primitive."
La loi votée, il ne reste plus qu'à l'appliquer ; chacun sait cela. Ce que chacun sait également, c'est qu'une loi, qu'elle soit le produit de la gauche, du centre ou de la droite, lèse toujours beaucoup de gens, et, chose plus curieuse, soulève parfois des protestations.
C'est ce qui arriva avec le point malencontreux ajouté à la loi sur la séparation des églises et de l'état. Le calme de Paris a été dérangé, les voûtes imposantes des églises les plus à la mode ont été troublées des bruits les moins chrétiens; les chaises habituées à des déplacements lents et silencieux ont servi à de belliqueuses algarades et à la construction de barricades dignes des plus savants tacticiens. Oui, et avec cela bien d'autres choses. Ne voit-on pas les belles dames, les messieurs les plus corrects descendre de leurs autos ou de leurs coupés pour repousser de leurs mains fines les brutes de Lépine, pour les engueuler même... se faire emmener au Dépôt, tels de vulgaires anarchistes, et horreur, se voit condamner sans sursis !
Chacun a pu lire dans les quotidiens le récit des faits qui se sont produits à l'arrivée des agents des domaines, faits tragiques ou comiques, laissant la porte large ouverte aux commentaires à perte de vue.
Voyons un peu les actes accomplis ces jours derniers. Je sais bien que les catholiques accusent les flics de brutalité excessive ; que les socialistes, les anticléricaux oubliant les taloches d'antan, déplorent une tendance à trop de douceur de la part des policiers, tout en donnant un bon point à Lépine.
Je sais bien aussi que les anarchistes ne sont que de vulgaires réactionnaires en trouvant logiques avec eux-mêmes M. de la Rochefoucauld et tous ceux qui, comme lui, protestaient sans s'inquiéter de la légalité, contre la violation de leurs églises, des lieux objets de leur vénération.
Réactionnaires, soit. Aussi bien le mot ne serait pas pour nous déplaire si on lui conservait son sens exact, sans l'appliquer à un parti ou à une série de partis; ne sommes-nous des réactionnaires nous qui réagissons contre la majorité d'imbéciles qui nous entourent.
Nous ne pouvons qu'être d'accord avec l'attitude nette des chrétiens se considérant touchés par l'arbitraire de la loi nouvelle.
Il n'est pas d'anarchistes qui aient pu trouver mauvaise la façon de se défendre des catholiques. Nous ne pouvons de cela tirer qu'un enseignement de plus sur les moyens à employer contre l'arbitraire d'autrui...
Je ne dis là rien de nouveau ; cette conclusion a été tirée bien des fois, de bien des faits analogues et il serait peut-être inutile de parler de ces choses si nous n'y trouvions rien de plus.
Au début de cet article je disais pas plus à la Chambre qu'au Sénat le point relatif à l'inventaire ne souleva de tempêtes. Les plus éminents catholiques ne souffrirent pas à l'idée de voir violé le "trésor paroissial" par l'œil inquisiteur d'un employé de l'enregistrement.
Le cardinal Richard conseille le calme à ses ouailles. Le curé de Saint-Sulpice, l'abbé Letourneau, fit mieux : il prépara lui-même l'inventaire, ordonna l'expulsion des trop turbulents paroissiens et gracieusement fit les honneurs de sa boutique. Le curé de Sainte-Clotilde fit une constation terrifiante : les fidèles, à ses remontrances devant leur attitude menaçante, lui répondaient : "Vous n'êtes rien ici. C'est nous qui sommes chez nous. C'est nous qui sommes les maîtres." Evidemment on a beau être duc, cocher, marquis ou valet de chambre, il n'en est pas moins vrai que le curé avait raison : "L'autorité des chefs méconnue, toute discipline disparaît."
Et les catholiques ont pu se rendre compte que leurs chefs étaient diablement opportunistes. La Libre-Parole, qui ne mâche pas ses mots, sait bien le leur faire comprendre. A propos du curé Letourneau elle déclare sa conduite "odieuse". Que dira-t-elle de l'archevêque qui lui envoie une lettre de bon copain ? Que dira-t-elle de la Semaine religieuse qui ne souhaite pas que la résistance se généralise ? Que dira-t-elle du pape qui prudemment observe le proverbe sur la différence de valeur entre la parole et le silence ?
Il serait à souhaiter que les chrétiens sincères sachent regarder autour d'eux et puissent juger les actes de leurs pasteurs. Peut-être devant l'attitude piteuse que ces derniers ont pris à l'heure de la lutte, l'idée viendra-t-elle aux ouailles que leurs pasteurs sont des gens de métier n'ayant jamais eu souci de leurs convictions mais bien plutôt de leur situation. Cette constatation les aménerait vers l'esprit de critique : c'est alors que la grande discipline prônée par le curé de Sainte-Clotilde et reconnue nécessaire pour le maintien de l'édifice catholique - de tous les édifices de l'autorité - disparatraît vite, libérant dans sa chute des milliers d'inconscients.
 
Anna MAHÉ.
(aus: l'anarchie, 2. Jg., 44, 8. Februar 1906).
 
Mehr zur Individualanarchistin Anna Mahé:

und zu irer ortografi-reform:

Mai 20, 2012

115 Jahre Camillo Berneri

Camillo Berneri, ein Philosophielehrer aus Lodi, war sicherlich einer der interessantesten anarchistischen Autoren aus Italien. Berneri hielt sich übrigens Anfang der 1930er in Luxemburg auf und hatte eine Wohnung in Rodange bezogen, wurde aber bereits nach 14 Tagen von der hiesigen Polizei des Landes verwiesen (Berneri war zuvor zweimal wegen Attentatsplänen auf den italienischen Justizminister Rocco zu Gefängnisstrafen verurteilt worden). Am 5. Mai 1937 ist Berneri, der im spanischen Bürgerkrieg mit anderen italienischen Anarchisten in Ascaso-Kolonne kämpfte, von Militanten des katalanischen Ablegers der Kommunistischen Partei Spaniens, der PSUC, ermordet worden.

Rezente Literatur über Berneri (in italienisch): Stefano D’ERRICO, Anarchismo e politica. Nel problemismo e nella critica dell’anarchismo del ventesimo secolo, il ‚programma minimo‘ dei libertari del terzo millennio. Rilettura antologica e biografica di Camillo Berneri, Milano, 2007. – Carlo DE MARIA, Camillo Berneri. Tra anarchismo e liberalismo, Milano, 2004.
 
Hier ein auf mondialisme.org gefundener Text vom 18. Januar 1936, in dem sich Berneri vom karikaturalen (in Spanien: fanatischen) Antiklerikalismus der Anarchisten abgrenzt und auch diesbezüglich für Toleranz plädiert:
 
Le prolétariat ne se nourrit pas de curés.
 
(...) Eh bien, je déc­lare, bien que je ne pra­ti­que aucun culte et ne pro­fesse aucune reli­gion, que je n’en serais pas moins, dans le cours de la révo­lution ita­lienne, à côté des catho­li­ques, des pro­tes­tants, des juifs, des Grecs ortho­doxes, chaque fois que ceux-ci reven­di­que­ront la liberté reli­gieu­ses pour tous les cultes. Considérant que j’ai eu l’occa­sion de cons­ta­ter que mon atti­tude et mes propos ne recueillent pas l’assen­ti­ment général de mes cama­ra­des de foi et de lutte, je crois utile d’expli­quer mon opi­nion sur la ques­tion, et je le crois utile d’autant plus qu’au-delà de la valeur du prin­cipe, j’aperçois des erreurs révo­luti­onn­aires por­teu­ses à mon avis de dom­ma­ges et de dan­gers très graves. Chaque intel­lec­tuel devrait (...) pren­dre comme devise les mots de Voltaire 'Monsieur l’Abbé, je suis convaincu que votre livre est plein de bêtises, mais je don­ne­rai la der­nière goutte de mon sang pour vous assu­rer le droit de publier vos bêtises'. Aucun anar­chiste, dis-je, ne peut repous­ser ce prin­cipe sans cesser d’être anar­chiste. Quand, au cours du der­nier congrès mon­dial de l’AIT, je disais aux délégués espa­gnols qu’il fal­lait considérer l’anti­clé­ri­cal­isme déf­endu par la CNT et par beau­coup d’éléments de la FAI comme non anar­chiste, borné et fou, et que l’un des fac­teurs de succès des cou­rants fas­cis­tes espa­gnols était cet anti­clé­ri­cal­isme, j’avais sous les yeux un texte de déli­bération rédigé par les anar­chis­tes espa­gnols où l’on pré­co­nisait l’inter­dic­tion des pra­ti­ques cultuel­les tout en tolérant les sen­ti­ments intérieurs (comme si ces sen­ti­ments n’étaient pas tota­le­ment libres sous le talon de Mussolini, comme celui de Hitler et de Staline). L’anti­clé­ri­cal­isme prend sou­vent le caractère de l’Inquisition... ratio­na­liste. Un anti­clé­ri­cal­isme non libéral, quelle que soit sa colo­ra­tion d’avant-garde est fas­ciste. Non seu­le­ment fas­ciste, mais pas très intel­li­gent.
Malatesta a tou­jours réprouvé les fana­ti­ques... de la Libre Pensée. En rap­por­tant cette nou­velle parue dans un jour­nal anar­chiste ('A Barcelone, une bombe a éclaté dans une pro­ces­sion reli­gieuse, fai­sant qua­rante morts et on ne sait com­bien de blessés. La police a arrêté plus de 90 anar­chis­tes avec l’espoir de mettre la main sur l’héroïque auteur de l’atten­tat'), Malatesta com­men­tait ainsi, dans le numéro unique de L’Anarchia (août 1896) : 'Aucune raison que la lutte pour­rait jus­ti­fier, aucune excuse, rien ; est-il héroïque d’avoir tué femmes, enfants, hommes sans déf­ense parce qu’ils étaient catho­li­ques ? Cela est déjà pire que la ven­geance : c’est la fureur mor­bide de mys­ti­ques san­gui­nai­res, c’est l’holo­causte san­gui­naire sur l’autel de Dieu ou d’une idée, ce qui revient au même ; ô Torquemada ! ô Robespierre !' [...]
[...]
Si pres­que tous les anti­clé­ricaux refu­sent de croire qu’il puisse y avoir des prêtres intel­li­gents, cultivés et exerçant séri­eu­sement et honnê­tement leur fonc­tion, de minis­tre du culte catho­li­que, pro­tes­tant ou juif, cela signi­fie que pres­que tous les anti­clé­ricaux sont, à leur façon, des clé­ricaux. L’anti­clé­ri­cal­isme, déjà phi­lo­so­phi­que­ment pauvre et scien­ti­fi­que­ment tra­cas­sier et super­fi­ciel, a été en outre en Italie, et est encore en France et en Espagne, borné dans sa per­cep­tion du pro­blème social. Le 'danger clé­rical' a été uti­lisé en Italie comme sub­sti­tu­tif par la bour­geoi­sie libé­rale et par le radi­ca­lisme ; en France, depuis 1871, la lutte contre l’Eglise a permis à la bour­geoi­sie répub­lic­aine d’éviter les réf­ormes socia­les. En Espagne, le répub­li­can­isme à la Lerroux a joué, lui aussi la carte de l’anti­clé­ri­cal­isme, qui, mis en pra­ti­que par la gauche, a permis à la coa­li­tion catho­li­que fas­ciste de se dével­opper. Il faut en finir avec cette spé­cu­lation. Le prolé­tariat ne se nour­rit pas de curés. [...]
Les anar­chis­tes doi­vent avoir foi dans la liberté. Quand l’ins­truc­tion sera ouverte à tous, quand la misère du prolé­tariat aura dis­paru, quand les clas­ses moyen­nes se seront moder­nisées, le clergé ne pourra plus, une fois perdus ses pri­vilèges de caste, rem­plir entiè­rement ses fonc­tions. Déjà, dans l’après-guerre, les séminaires étaient dép­euplés et, sou­vent, il y avait de jeunes prêtres qui, une fois le titre pro­fes­sion­nel obtenu, jetaient leur sou­tane aux orties. Quand, dans chaque vil­lage, les cer­cles cultu­rels, les cer­cles récré­atifs, les asso­cia­tions spor­ti­ves et de théâtre ama­teur, le cinéma, la radio, etc., éloig­neront la jeu­nesse de l’Eglise et des cer­cles récré­atifs catho­li­ques ; quand une vie de couple plus har­mo­nieuse per­met­tra à la femme d’éch­apper aux char­mes de la confes­sion et au besoin de réc­onfort reli­gieux ; quand face au dogme il y aura la chaire du maître et que le prêtre ne sera plus appelé à pon­ti­fier mais à un débat public et ouvert ; quand, enfin, le grand souf­fle de la révo­lution aura balayé pres­que tous les éléments qui ren­for­cent et cor­rom­pent le clergé et qui se sou­met­tent à son pou­voir : l’igno­rance de l’enfance, la jeu­nesse sans hori­zons, la féminité frus­trée et avide de sou­tien moral, alors qu’en sera-t-il du 'danger clé­rical' ?
Quand la révo­lution aura gagné les esprits, les églises ne seront plus que les monu­ments d’une puis­sance abat­tue, comme l’arc impérial et les châteaux féodaux ; leurs clo­ches seront silen­cieu­ses, leurs nefs vides de chants litur­gi­ques, leurs autels dépouillés d’or et de cier­ges. Mais tant qu’elle sera vic­to­rieuse sur les choses, muette et tra­ves­tie sous le regard inqui­si­teur des Jacobins, vain­cue et dis­persée en appa­rence, mais sous les cen­dres plus que jamais vivante, l’Eglise res­sus­ci­tera tôt ou tard, peut-être ren­forcée. L’anti­clé­ri­cal­isme anar­chiste ne peut être ni anti­libéral ni sim­pliste.
Camillo Berneri


(Ich habe gegenüber dem Text bei mondialisme.org, der bereits gekürzt ist (...), noch weitere Ausschnitte vorgenommen [...])