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September 07, 2012

155 Jahre Charles Malato

"Une commune de l’Italie avait un Conseil très avancé, à l’exception d’un individu regardé avec suspicion par ses collègues. Ce galeux proposa, un jour, d’adopter l’éclairage à l’huile, usité dans les autres parties de la péninsule. On en avait bien besoin car, en dépit des hautes vues du municipio, la ville était, chaque nuit, plongée dans les plus profondes ténèbres.
En entendant la proposition faite, un conseiller se leva, pâle d’indignation :
— Quoi ! bégaya-t-il, est-ce la peine de tenir en main l’éblouissant flambeau du progrès pour qu’on ose nous proposer la fumeuse lumière à l’huile, nous ravalant ainsi au rang des municipalités les plus arriérées ? Ne savez-vous pas que ce mode d’éclairage ne convient déjà plus aux besoins modernes, que partout, les spécialistes se livrent à d’ardentes recherches et qu’on est à veille de trouver mieux. L’éclairage à l’huile, jamais !
Il fut criblé d’applaudissements, et la commune demeura dans l’obscurité.
Quelques années après, le gaz avait, en effet, remplacé le combustible liquide : les édiles de la localité s’applaudissaient d’avoir si bien résisté aux objurgations du réactionnaire.
Celui-ci, cependant, ne craignit pas, un jour, de proposer le vote d’un crédit, permettant de s’éclairer au gaz comme dans les autres villes.
Les administrateurs communaux se regardèrent avec stupeur. Quoi ! cet incorrigible n’avait pas profité de la leçon des événements. S’éclairer au gaz, maintenant comme tout le monde : comme si le gaz était le dernier mot du progrès !
Le retardataire fut conspué d’importance et, comme on s’était passé de l’huile rétrograde, on se passa du gaz opportuniste.
Le temps s’écoula, amenant de nouveaux progrès : l’électricité, à son tour, détrôna le gaz.
— Eh bien, se disaient fièrement les conseillers, n’avons-nous pas eu raison de tenir bon ? Que de frais évités pour l’installation d’appareils que nous serions contraints de changer aujourd’hui, si nous avions eu la naïveté d’écouter ce ramolli !
Le « ramolli » osa pourtant demander l’éclairage à l’électricité ; mais, cette fois, on ne l’écouta même pas : on était fixé sur son état mental. S’il continue à siéger au Conseil, c’est par pure tolérance de ses collègues qui le considèrent comme irrémédiablement fou.
 
De cet apologue, j’en rapprocherai un, beaucoup plus court, raconté autrefois par Pouget.

Deux paysans se promenaient, un soir, sans mot dire, perdus dans la contemplation du firmament. — À quoi rêves-tu ? demanda l’un. — Je m’imaginais, répondit l’interpellé, — que le ciel était devenu un pré immense dont je me trouvais le propriétaire. — Et moi, fit le premier, qui ne voulait pas demeurer en reste d’imagination, il me semble que toutes les étoiles sont un troupeau de moutons m’appartenant et broutant dans ton pré. — Broutant dans mon pré ! Ah ! voleur !… Et les voilà qui se battent.
 
Les théoriciens absolus, se chamaillant pour la prévalence de leurs systèmes futurs, sont un peu semblables à ces deux campagnards.
Ce qui est certain, c’est que les États marchent à une immense dislocation politique et économique ; que d’autre part, la conscience individuelle a grandi, détruisant le prestige des gouvernants, apprenant peu à peu aux masses à penser et agir par elles-mêmes. Certes, le cri impérieux des besoins matériels inassouvis dominera au jour de la bataille, la voix des philosophes ; bien des heurts déconcerteront les timides, mais l’Humanité peut-elle abdiquer ses destinées ? Pourrait-elle, après avoir entendu l’appel des Reinsdorf, des Spies et des Parsons, retomber au troupeau servile, au communisme du couvent ? Ô Liberté ! Toujours trahie, saignante et mutilée, tu es incompressible, éternelle comme le progrès. Après être apparue aux esclaves antiques, aux Bagaudes et aux Jacques, avoir inspiré montagnards et hébertistes, éveillé l’Europe au clairon de la révolution, fait flotter le drapeau rouge de la Commune, tu devais jeter au vent, comme un verbe nouveau, le nom de la société sans maîtres : l’anarchie !"
(Auszug aus De la Commune à l'anarchie, Paris, 1894, S.289-292.)

April 04, 2012

193 Jahre William Batchelder Greene

"Economic laws creating privileges are usually enacted at the instance of persons intent upon private interest, and for temporary purposes, without foresight of the permanent privileges which those laws create. For example, the banking-laws were passed in the interests of the stockholders and officers of the banks, without any special intention, or even thought, of annoying the working-people in their exchanges of labor for labor. The giving-away of the public lands was, and is, for the purpose of enriching the persons who received them, and are receiving them, not for the purpose of leaving future generations of working-men without homes. The immediate purpose is to cheat and rob the people, not to enslave them. The whole thing is one of shortsighted avarice, rather than of concerted ambition; and the subjection of the laborer comes incidentally only, and 'without observation'. The servitude of the working-class is of indirect but efficacious LEGAL origin: the emancipation of the working-class must come, therefore, the nature of the State being what it now is, from political action, resulting, not in the making of new laws,—for very few new laws, perhaps none, are called for,—but in the repeal of all existing laws that breed and hatch out privileges. It is for this reason that 'the achievement of political supremacy by the working-class has become A DUTY'.

The members of the International are no office-seekers. They are confident, that, with the abolition of privileges, nine-tenths of the existing political offices, since they are constituted as privileges, and with a view to the protection of privileges, will also be abolished. The abolition of privileges would also abolish the necessity for ninety-nine one-hundredths of the current legislation. Many members of the International maintain that office-holders should no longer be paid, as they are now, fancy salaries, but that they should be paid, like other working-men, simple working-men's wages. This plan succeeded well in the Commune of Paris, during the siege, and provided a superior class of public functionaries. Better men, and more competent men, taken directly from the working-class, were hired by the Commune, at a dollar and a half per day, than had been hired by the old governments at five times those wages. If special honor is attached to any position, that honor should be counted as a part of the wages; and the pay in money should be proportionably less. If there were no privileges to be protected, the necessities for political government would go on gradually diminishing; and the social autonomy of the people would gradually establish itself outside of the government. 'The best government is the government which governs least'. The public treasury ought to be kept at all times nearly empty, so that knaves and adventurers may not be tempted to thrust their fingers into it. The people should be rich, and the government should be very poor. The triumph of the International would throw an effectual wet blanket on the existing lust for public positions, and would cause a return to productive pursuits, and to day's wages, of many very brilliant, but now worse than useless, members of society. (...) The evil of the existing system is this: not that the working-people work for wages, but that wages are not regulated according to amounts of real labor performed, and that the highest wages are paid to persons who do no real work, or very little work, or work extremely deleterious to the community."
(aus: Adress of the Internationals, Broschüre der "Boston Section, No. 1 (french-speaking)" der ersten Internationale, verfasst von William B. Greene, 1873).

März 18, 2010

Marx über Staatsschuld und Steuerwesen

"Ghost Gallery", aus Jumbo Comics #143, Januar 1951, Zeichnungen: Jack Kamen

In seinem "Pour l'impôt!" titulierten Artikel in der jüngsten Ausgabe der Zeitschrift Forum schreibt der "Déi Lénk"-Abgeordnete André Hoffmann, mit Rückgriff auf das Manifest der kommunistischen Partei, dass Marx und Engels 1847 als eine der Hauptmaßnahmen zur "Umwälzung der ganzen Produktionsweise" eine "starke Progressivsteuer" vorsehen (MEW 4, S.481). Marx kann also für Hoffmann als Unterstützer eines "umverteilenden" Steuersystems herangezogen werden.
I beg to differ. Diese Forderung des Bundes der Kommunisten steht in Marx' Werken tatsächlich reichlich isoliert da. Man beachte folgende Zitate  zum Steuerwesen und zur Staatsschuld aus verschiedenen Schaffensperioden (mit Dank an das Karl-Marx-Lexikon):

"Da die Staatsschuld ihren Rückhalt in den Staatseinkünften hat, die die jährlichen Zins- usw. Zahlungen decken müssen, so wurde das moderne Steuersystem notwendige Ergänzung des Systems der Nationalanleihen. Die Anleihen befähigen die Regierung, außerordentliche Ausgaben zu bestreiten, ohne dass der Steuerzahler es sofort fühlt, aber sie erfordern doch für die Folge erhöhte Steuern. Andererseits zwingt die durch Anhäufung nacheinander eingegangener Schulden verursachte Steuererhöhung die Regierung, bei neuen außerordentlichen Ausgaben stets neue Anleihen aufzunehmen. Die modernen Staatsfinanzen, deren Drehungsachse die Steuern auf die notwendigsten Lebensmittel (also deren Verteuerung) bilden, trägt daher in sich selbst den Keim automatischer Progression. Die Überbesteuerung ist nicht ein Zwischenfall, sondern vielmehr Prinzip." (Kapital I [1867], MEW 23, S.784)

"Um den dialektischen Übergang zu den Steuern zu machen, die nach dem Monopol kommen, erzählt uns Herr Proudhon von dem Genius der Gesellschaft, der, nachdem er unerschrocken seinen Zickzackweg gegangen, nachdem er,
'ohne Reue und ohne Zaudern, mit sicherem Schritt, bei der Ecke des Monopols angelangt ist, einen melancholischen Blick nach rückwärts wirft und nach einer tiefen Überlegung alle Gegenstände der Produktion mit Steuern belegt und eine ganze administrative Organisation schafft, damit alle Stellungen dem Proletariat ausgeliefert und von den Männern des Monopols bezahlt werden'. [(Système des contradictions économiques) I, S. 284-285.]
Was soll man zu diesem Genius sagen, der ungefrühstückt im Zickzack spaziert? Und was zu diesem Spaziergang, der keinen anderen Zweck haben soll, als die Bourgeois durch die Steuern zu vernichten, während gerade die Steuern den Zweck haben, den Bourgeois die Mittel zu verschaffen, sich als herrschende Klasse zu behaupten?" (Elend der Philosophie [1847], MEW 4, S.164)

"Die Steuerverweigerung ist nur ein Symptom des Zwiespalts zwischen Regierung und Volk, nur ein Beweis, dass der Konflikt zwischen Regierung und Volk schon einen hohen, gefahrdrohenden Grad erreicht hat. Sie bringt den Zwiespalt, den Konflikt nicht hervor. Sie drückt nur das Vorhandensein dieser Tatsache aus. Im schlimmsten Falle folgt auf sie der Sturz der bestehenden Regierung, der vorhandenen Staatsform. Die Grundfesten der Gesellschaft werden nicht davon berührt. Im vorliegenden Falle (1848 in Preußen) nun gar war die Steuerverweigerung eine Notwehr eben der Gesellschaft gegen die Regierung, von der sie in ihren Grundfesten bedroht war." (Verteidigungsrede in Köln [1849], MEW 6, S.256)

"a) Keine Änderung der Form der Besteuerung kann zu einer wesentlichen Veränderung in den Beziehungen zwischen Arbeit und Kapital führen.
b) Wenn man nichtsdestoweniger zwischen zwei Steuersystem zu wählen hat, empfehlen wir die völlige Abschaffung der indirekten Steuern und ihre allgemeine Ersetzung durch direkte Steuern;
weil indirekte Steuern die Warenpreise erhöhen, schlagen die Händler auf diese Preise nicht nur den Betrag der indirekten Steuer auf, sondern auch die Zinsen und den Profit auf das von ihnen vorgeschossene Kapital;
weil indirekte Steuern dem einzelnen verbergen, was er an den Staat zahlt, während eine direkte Steuer unverhüllt und einfach ist und auch vom Ungebildetsten verstanden werden kann. Die direkte Steuer regt deshalb jeden dazu an, die Regierung zu kontrollieren, während die indirekte Steuer jede Tendenz zur Selbstverwaltung zerstört." (Instruktionen für die Delegierten des Provisorischen Zentralrats [der Internationalen Arbeiter-Association] zu den einzelnen Fragen [1866], MEW 16, S.198)

"Ist nicht jede Staatsschuld eine Hypothek, die dem Fleiß eines ganzen Volkes auferlegt wird, und ein Beschneiden seiner Freiheit? Lässt sie nicht eine neue Gesellschaft unsichtbarer Tyrannen entstehen, die unter der Bezeichnung öffentlicher Gläubiger bekannt ist?" ("Die neue sardinische Anleihe. - Die bevorstehende französische und die indische Anleihe" [1860], MEW 15, S.124)

"Die Akkumulation des Kapitals der Staatsschuld heißt, wie sich gezeigt hat, weiter nichts als Vermehrung einer Klasse von Staatsgläubigern, die gewisse Summen auf den Betrag der Steuern für sich vorwegzunehmen berechtigt sind." (Kapital III [geschrieben 1861-63], MEW 25, S.493)
"Der einzige Teil des so genannten Nationalreichtums, der wirklich in den Gesamtbesitz der modernen Völker eingeht, ist ihre Staatsschuld.", (Kapital I [1867], MEW 23, S.782)

"Wenn die Demokraten die Regulierung der Staatsschulden verlangen, verlangen die Arbeiter den Staatsbankrott." (Ansprache der Zentralbehörde an den Bund der Kommunisten vom März 1850, MEW 7, S.253)

Und da wir heute den 18. März schreiben, nicht zu vergessen:
"Die Kommune machte das Stichwort aller Bourgeoisrevolutionen – billige Regierung – zur Wahrheit, indem sie die beiden größten Ausgabequellen, die Armee und das Beamtentum, aufhob." (Der Bürgerkrieg in Frankreich [1871], MEW 17, S.341)

In diesem Sinne: VIVE LA COMMUNE!